Tunisie: un premier accord sur le calendrier électoral 2014

13/06/14 à 17:19 - Mise à jour à 17:19

Source: Le Vif

(Belga) Les partis politiques tunisiens se sont mis d'accord vendredi après des mois de tergiversations pour tenir les élections législatives puis la présidentielle courant 2014, un compromis qui doit permettre de fixer les dates définitives de ces scrutins, a indiqué un médiateur.

Tunisie: un premier accord sur le calendrier électoral 2014

L'ordre des élections faisait l'objet d'âpres disputes entre les différents partis, les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'ANC, militant pour que les législatives aient lieu en premier et leurs principaux opposants souhaitant l'inverse. Le bâtonnier Mohamed Fadhel Mahfoudh, l'un des médiateurs lors de la séance de négociations, a indiqué à l'AFP que 12 des 18 formations représentées aux pourparlers ont voté pour la tenue des législatives avant la présidentielle. "Cette décision a été adoptée et on va la soumettre à l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour qu'elle vote la loi (fixant les dates des scrutins) en concertation avec l'Isie", l'instance chargée d'organiser les élections, a indiqué M. Mahfoudh. Le calendrier précis est censé être adopté avant le 23 juin, date du début des inscriptions sur les listes électorales. Plus tôt dans la journée, le président de l'Isie Chafik Sarsar avait vertement critiqué les tiraillements de la classe politique tunisienne et souligné l'urgence de fixer un calendrier électoral. "Il faut déterminer la date des élections le plus tôt possible étant donné que la perte de temps aura des conséquences dangereuses très importantes pour le processus de transition" vers la démocratie, a-t-il martelé lors d'une conférence de presse. L'organisation d'élections en 2014, plus de trois ans après la révolution de janvier 2011, a été décidée dans le cadre d'un vaste accord entre les partis pour résoudre la profonde crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013. Cet accord a déjà permis l'adoption de la nouvelle Constitution, et conduit les islamistes d'Ennahda à laisser le pouvoir à un gouvernement d'indépendants en début d'année. (Belga)

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