Tribunal correctionnel d'Arlon - L'ancien directeur d'une maison de repos à Virton avait détourné 40.000 euros

25/04/13 à 13:23 - Mise à jour à 13:23

Source: Le Vif

(Belga) Le tribunal correctionnel d'Arlon a condamné jeudi matin, par défaut, Daniel Mohimont, l'ancien directeur de la maison de repos et de soins Saint-Antoine à Saint-Mard (Virton), à une peine de 12 mois de prison et à une amende de 2.750 euros pour avoir détourné une somme estimée à près de 40.000 euros, au préjudice de Vivalia, l'intercommunale en soins de santé luxembourgeoise. Un sursis simple pour la moitié de la peine d'emprisonnement et la totalité de l'amende lui a été accordé. Le juge Poncelet a également condamné le prévenu, directeur de l'établissement pendant 7 ans, à l'interdiction des droits civils et politiques pour une durée de cinq ans.

Le substitut du procureur du Roi d'Arlon, Pierre Rousseaux, avait requis une peine de 12 mois d'emprisonnement et 5.500 euros d'amende à son encontre, le 14 mars dernier. Au civil, ce Virtonais de 50 ans a été condamné à payer à Vivalia un total de 38.400 euros, à augmenter des intérêts compensatoires puis moratoires au taux légal depuis le moment des faits jusqu'à complet paiement. C'est en 2009, à la suite d'un audit interne effectué par l'intercommunale, que les faits ont été mis au jour. Des opérations étranges, effectuées au cours des années 2007 à 2009, apparaissaient dans des relevés de comptes bancaires. A plusieurs reprises, deux débits pour une même opération avaient été constatés. Après enquête, en juillet 2009, Daniel Mohimont, directeur du complexe hospitalier depuis 2002, avait été inculpé notamment des chefs d'abus de confiance, de détournement d'argent, de faux en écriture, pour des retraits bancaires illicites, des indemnisations pour des déplacements kilométriques non effectués, des faits de fraudes en matière de notes de restaurant et de blanchiment d'argent. Le prévenu, qui travaillait au sein de la maison de repos depuis 1991, effectuait, par exemple, deux fois le paiement d'une même facture. Un premier paiement était effectué par chèque et un second en prélevant le montant en liquide à la banque. L'argent que l'inculpé a récolté par ces manoeuvres lui aurait servi, notamment, à éponger ses dettes de jeux, selon l'avocat de l'intercommunale Vivalia, Me Olivier Louppe. (Belga)

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