Transferts - Pour la N-VA, l'analyse du CD&V est "complètement à côté de la plaque"

09/07/13 à 15:15 - Mise à jour à 15:15

Source: Le Vif

(Belga) La réaction du CD&V à son étude sur les transferts n'a pas plus à la N-VA, dont le chef de groupe au Parlement flamand, Matthias Diependaele, a jugé "complètement à côté de la plaque" la critique de son homologue chrétien-démocrate Koen Van den Heuvel. "Si c'est ainsi que le CD&V fait les comptes, nous nous faisons du souci pour la réforme de la loi de financement", a-t-il précisé mardi.

Le CD&V a critiqué les récentes opérations de calcul réalisées par la N-VA pour mesurer les transferts de la Flandre vers la Wallonie et Bruxelles. Selon la N-VA, ces transferts atteignent 8 milliards d'euros. Mais pour le chef de groupe CD&V au Parlement flamand, Koen Van den Heuvel, qui s'exprimait mardi dans les colonnes du Standaard, la N-VA "joue avec les chiffres". Pour le chef de groupe CD&V au Parlement flamand, les chiffres avancés par le parti nationaliste "sont loin d'être fiables". M. Van den Heuvel reproche à la N-VA d'avoir "écrit un pamphlet politique plutôt qu'une étude objective". Il critique notamment le fait que les nationalistes prennent en compte des chiffres absolus et non des chiffres relatifs alors que "proportionnellement au PIB, on constate nettement une tendance à la baisse: de 3% en 1975 à 1,5% en 2010". La N-VA réfute cette vision des choses. "Cela me fait énormément plaisir que mon collègue du CD&V accorde tant d'intérêt à notre étude, mais il aurait pu la lire véritablement, ce qui l'aurait amené à constater que les transferts ont bel et bien été étudiés en termes relatifs, et que là aussi, la tendance est à la hausse. Il y a dix, on faisait état de transferts à hauteur d'1,7% du PIB. Dans l'étude de la N-VA, on se trouve à 2,5% du PIB", a réagi M. Diependaele. Dans la foulée, cet échange aura eu pour effet de susciter un transfert... d'interrogations vers la Wallonie puisque le député régional Jean-Luc Crucke (MR) a déposé une question écrite adressée au ministre-président, Rudy Demotte, lui demandant si la maturité des relations entre les entités fédérées ne doit pas pousser les gouvernements respectifs à solliciter un "rapport universitaire commun" qui puisse faire la clarté sur la réalité de la situation et son évolution passée et future, cela notamment afin "d'éviter que le débat ne soit utilisé et manipulé par les plus extrémistes". (Belga)

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