Trafic d'influence à BSCA - L'ex-CEO Marcel Buelens n'a pas été informé d'une éventuelle inculpation

17/05/13 à 20:39 - Mise à jour à 20:39

Source: Le Vif

(Belga) La juge d'instruction de Charleroi Sylviane Pichuèque a inculpé l'ancien patron de l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud (BSCA) de 2006 à 2009, Marcel Buelens, pour trafic d'influence, rapporte le site d'informations pour tour-opérateurs PAG Tour. Contacté vendredi par l'agence Belga, l'intéressé, par ailleurs CEO actuel de Swissport, confirme l'existence d'une enquête mais dit ne pas être au courant d'une éventuelle inculpation.

D'après PAG Tour, l'ancien patron de Securitas, Johan Gortz, est également inculpé du même chef. Le trafic d'influence dont il est question porte sur l'attribution du marché de la sécurité de l'aéroport à la firme Securitas, alors que M. Buelens était CEO de BSCA, toujours selon la même source. Il est notamment question dans le dossier d'un luxueux voyage/safari au Botswana dont aurait bénéficié Marcel Buelens, indique le site. Contacté par Belga, M. Buelens dit ne pas avoir été officiellement informé d'une quelconque inculpation. Il confirme qu'une enquête est en cours depuis plusieurs années mais se défend d'avoir favorisé la société de M. Gortz. Securitas travaillait à l'époque pour le MET (Ministère de l'Equipement et des Transports) et c'est à ce titre que la société a été chargée de la sécurité de l'aéroport, explique M. Buelens. L'appel d'offres a été remporté fin 2008 par G4S, avant d'être contesté par Securitas devant le Conseil d'Etat, où la société a finalement obtenu gain de cause après que M. Buelens eut été licencié en juin 2009 par Edmée De Groeve, alors présidente de BSCA. De plus, c'est un bureau d'avocats qui s'en occupait, "je ne suis jamais intervenu", ajoute-t-il. Le voyage, qu'il ne nie pas avoir effectué en 2007 en compagnie de M. Gortz ainsi que six autres personnes, s'inscrivait dans le cadre de la sphère privée. "J'ai pris congé et je possède les preuves de paiement des dépenses effectuées", a-t-il indiqué. "C'était un voyage au cours duquel nous dormions sur le toit des jeeps, pas vraiment du grand luxe", a-t-il confié. Du côté de la justice carolorégienne, on prétend également ne pas être au courant de ces inculpations. Quant à la juge d'instruction, elle est en vacances depuis plusieurs jours. (Belga)

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