Tihange 2 et Doel 3 - "Les fissures sont là depuis le début et ne grandissent pas"

20/03/13 à 16:36 - Mise à jour à 16:36

Source: Le Vif

(Belga) Les fissures découvertes dans les cuves des réacteurs des centrales nucléaires de Doel 3 et de Tihange 2 sont présentes depuis leur construction en 1974 et ne sont pas la conséquence de l'irradiation, a assuré mercredi le nouveau patron de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Jan Bens, en commission de la Chambre. "J'y mettrais ma main au feu", a-t-il assuré.

Tihange 2 et Doel 3 - "Les fissures sont là depuis le début et ne grandissent pas"

Pour s'assurer que celles-ci ne représentent aucun risque pour l'avenir, des tests complémentaires seront menés dans les semaines à venir et devraient être terminés d'ici la fin du mois d'avril, a-t-il ajouté. S'exprimant devant la sous-commission de la Sécurité nucléaire, M. Bens a indiqué que les tests menés jusqu'à présent n'avaient fourni aucune raison de fermer immédiatement les deux réacteurs à l'arrêt depuis l'été dernier, après la découverte de milliers de micro-fissures dans leur cuve. Les examens complémentaires doivent garantir que les deux réacteurs peuvent redémarrer sans danger. Par ailleurs, le réacteur de Tihange 1 sera lui aussi examiné le mois prochain, à l'occasion d'un entretien annuel, afin d'y déceler la présence d'éventuelles fissures. Il en sera de même pour Tihange 3 à la fin de cette année. Aucun test ne sera mené à Doel 1 et 2, ces deux réacteurs étant promis à la fermeture d'ici deux ans, a expliqué M. Bens. La décision de relancer Doel 3 et Tihange 2 incombe au gouvernement. L'avis de l'AFCN ne sera connu qu'à l'issue des derniers tests, à la fin du mois prochain. Les fissures - des alvéoles causées par l'hydrogène "de la taille d'un pièce d'un cent et pas plus épaisses qu'une feuille de cigarette", selon M. Bens - se sont formées dès la fabrication des cuves en raison d'impuretés lors du refroidissement du métal, selon lui. Tous les experts en matériaux sont sûrs que ces alvéoles ne vont pas évoluer dans le temps, a-t-il encore ajouté. (PVO)

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