Thijs vs. Labille - "Une polémique qui n'est dans l'intérêt de personne"

13/03/14 à 17:53 - Mise à jour à 17:53

Source: Le Vif

(Belga) Les partis nationalistes flamands ont attaqué, jeudi à la Chambre, le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille (PS) après les déclarations mardi de l'ancien patron de Bpost, Johnny Thijs, selon qui le ministre lui aurait garanti en octobre dernier pouvoir conserver son salaire.

Thijs vs. Labille - "Une polémique qui n'est dans l'intérêt de personne"

Tant la N-VA, le Vlaams Belang que Jean-Marie Dedecker ont interpellé à l'occasion de la séance des questions d'actualité le Premier ministre pour savoir s'il était au courant, et s'il avait appuyé, ce prétendu gentleman's agreement entre son ministre et l'ancien patron de Bpost. "Une polémique comme celle-ci n'est dans l'intérêt ni de l'entreprise, ni de ses travailleurs, ni de ses clients", leur a opposé le chef du gouvernement. "Depuis lors, un nouveau CEO dans lequel le gouvernement a toute confiance a été désigné à la tête de Bpost", a-t-il ajouté, rappelant l'engagement de l'accord de gouvernement à revoir les rémunérations des managers des entreprises publiques. La réponse du Premier ministre n'a guère satisfait l'opposition nationaliste flamande. Jean-Marie Dedecker a même suggéré qu'une confrontation entre M. Labille et M. Thijs soit organisée en commission parlementaire pour tirer l'affaire au clair. Dans une interview à la presse mardi, M. Thijs avait ouvertement accusé son ancien ministre de tutelle d'avoir menti au cours de la polémique autour de son salaire. "J'avais la garantie du ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille, que je pourrais conserver mon salaire. Si, maintenant, il prétend qu'il ne m'a jamais rien promis, c'est un mensonge flagrant". "La seule chose que m'a demandée Labille, c'était d'accepter de continuer sans contrat jusqu'après les élections, parce que mon salaire représentait une question particulièrement sensible à ce moment-là. Ce qui pour moi ne constituait pas de problème", selon l'ancien patron de l'entreprise publique. (Belga)

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