Thaïlande: les manifestants vont abandonner la plupart de leurs sites, selon leur leader

28/02/14 à 18:35 - Mise à jour à 18:35

Source: Le Vif

(Belga) Les manifestants, qui réclament depuis quatre mois la chute du gouvernement thaïlandais, ont annoncé vendredi qu'ils allaient abandonner la plupart de leurs sites de Bangkok, alors que la mobilisation faiblit.

Thaïlande: les manifestants vont abandonner la plupart de leurs sites, selon leur leader

Les contestataires, qui occupent plusieurs carrefours cruciaux de la capitale depuis le lancement mi-janvier de leur opération de "paralysie" de Bangkok, vont se regrouper sur une base, au parc Lumpini, a déclaré leur leader Suthep Thaugsuban. "Nous allons rouvrir toutes les intersections à partir de lundi, et nous aurons une seule scène à Lumpini", a-t-il précisé, notant que cette décision était destinée à faciliter la circulation. Mais il a souligné que cela ne mettait pas un terme au combat contre le gouvernement de la Première ministre, Yingluck Shinawatra. "Nous allons accélérer pour parvenir à un dénouement aussi rapidement que possible (...), au courant du mois de mars", a-t-il ajouté. Des dizaines voire des centaines de milliers de manifestants avaient participé en janvier au lancement de l'opération de "paralysie", mais leur nombre s'est depuis largement réduit, atteignant seulement quelques milliers. Outre la tête de Yingluck, les protestataires réclament la fin de l'influence de son frère Thaksin, ancien Premier ministre renversé par un putsch en 2006 qui vit depuis en exil. Ils accusent le milliardaire de continuer à tirer les ficelles depuis son exil et d'avoir mis en place un système de corruption généralisée dans le pays. La crise, qui a donné lieu à des fusillades ou des attaques à la grenade contre les rassemblements, ainsi qu'à des affrontements violents entre police et militants, a fait depuis l'automne 23 morts et des centaines de blessés. Les législatives du 2 février n'ont pas réussi à apaiser les tensions. Les manifestants, qui veulent remplacer le gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, ont en effet largement perturbé le scrutin, et aucun résultat n'a été annoncé avant de nouveaux votes partiels. (Belga)

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