TC Charleroi:la défense plaide l'irrecevabilité des poursuites dans le dossier De Clercq

02/10/13 à 13:51 - Mise à jour à 13:51

Source: Le Vif

(Belga) Le tribunal correctionnel de Charleroi a entendu les plaidoiries, ce mercredi, dans un dossier de faux et détournements qui concernaient trois curatelles de l'ex-député permanent du Hainaut et avocat-curateur, Jean-Pierre De Clercq. La défense réclame l'irrecevabilité des poursuites et estime que le rapport de l'expert comptable est partial, erroné et contradictoire.

En mai 2006, le député provincial du Hainaut, Jean-Pierre De Clercq, était inculpé de faux et détournements par la juge d'instruction France Baeckeland. Ces soupçons concernaient ses activités d'avocat-curateur, et en particulier les honoraires prélevés lors de trois faillites dont il avait la charge. Le juge Felten, du tribunal de commerce de Charleroi, avait dénoncé les faits, entraînant l'ouverture de l'instruction. Sept ans plus tard, après plusieurs incidents de procédure, le procès s'est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Me Jean-Pol Schonnartz, ainsi que ses confrères chargés de la défense de deux collaboratrices et d'un négociant en textiles binchois concerné par une curatelle, ont plaidé l'irrecevabilité des poursuites et demandé d'écarter le rapport dressé par l'expert-comptable Deblinde. Selon les avocats, ce document, sur lequel se base toute l'instruction, sont partiaux, l'expert ayant travaillé uniquement à charge. Il serait en outre truffé d'erreurs et de contradictions, certaines ayant été soulevées lors de son audition lors d'une audience précédente. D'après M. Bosquet, qui défend la collaboratrice de Jean-Pierre De Clercq, il était reproché à sa cliente de ne pas avoir présenté certaines pièces. Or, celles-ci ont été rendues en fin d'enquête par un policier, preuve qu'elles avaient été saisies et non consultées par l'expert. Me Huart, qui défend le négociant en textiles, a quant à elle relevé que l'expert Deblinde avait facturé deux journées d'analyse de comptabilité de la société faillie, alors que ces documents n'avaient pas encore été saisis. Confronté à ces éléments, le parquet a abandonné une partie des charges qui reposaient sur les prévenus. Jugement le 13 novembre. (Belga)

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