TC Charleroi - Il avait tiré à la carabine sur son ex-femme

04/07/13 à 12:40 - Mise à jour à 12:40

Source: Le Vif

(Belga) Le tribunal correctionnel de Charleroi a examiné ce jeudi un dossier de tentative de meurtre à charge de Frédéric L. (Leclercq), un alcoolique âgé de 49 ans. Ce dernier avait tiré à la carabine sur son ex-femme, à Erquelinnes, à la suite d'une dispute. Le prévenu nie l'intention homicide.

Le 26 novembre 2012, Frédéric L. s'était rendu chez son ex-femme Beverley, qui lui avait permis de voir leurs quatre enfants. Une fois ces derniers rentrés, une dispute avait éclaté entre les parents en pleine rue. Beverley a confirmé les soupçons de Frédéric L. à propos d'une relation qu'elle entretenait avec un amant avant de lui affirmer qu'elle ferait "tout pour l'empêcher de voir les enfants". L'homme, qui avait consommé une dizaine de bières, a alors saisi la carabine chargée qu'il possédait dans le coffre de sa voiture et a tiré en direction de son ex. "Elle a eu le réflexe de s'écarter et a pris la balle dans l'épaule", a déclaré le conseil de la partie civile, Me Poisson. "Alors qu'elle s'enfuyait, il l'a poursuivie et a tiré une deuxième fois sans l'atteindre. Avec ce type d'arme, à bout portant, on peut parler d'une miraculée". La substitute a requis une peine sévère, estimant l'intention homicide établie. La magistrate s'est basée sur les constatations balistiques et médicales, relevant une trajectoire quasi horizontale du projectile et non ascendante, qui pourraient conforter la version du prévenu. Celui-ci déclare en effet avoir voulu "faire peur". Le parquet a également signalé que les précédentes compagnes de Frédéric L. le décrivent comme violent, surtout lorsqu'il est ivre. Une ex affirme d'ailleurs avoir été menacée avec une arme. Me Lechien, conseil de Frédéric L., a sollicité le sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive. L'avocat rejette l'intention homicide, estimant qu'à une distance de deux mètres, son client n'aurait pas pu rater sa cible s'il avait voulu la tuer. Me Lechien, qui réclame la disqualification en coups et blessures volontaires, a plaidé la provocation. Selon lui, l'annonce de l'existence d'un amant et les menaces vis-à-vis de la garde des enfants constituent des violences psychologiques graves. Le jugement aura lieu le 11 juillet. (Belga)

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