Taxis bruxellois - Trois associations mettent en demeure le cabinet Grouwels dans le dossier UBER-POP

02/04/14 à 13:02 - Mise à jour à 13:02

Source: Le Vif

(Belga) Les associations de chauffeurs de taxi U.P.E.T.B., INGOBOKA Taxis et B.U.T. ont envoyé mercredi un dossier avec mise en demeure aux cabinets du ministre-président de la Région bruxelloise Rudi Vervoort et de la ministre de la Mobilité Brigitte Grouwels concernant le service UBER-POP. Les trois associations indiquent que les chauffeurs pourraient "s'estimer déliés" de la législation bruxelloise si le service est toujours disponible le 15 avril.

Taxis bruxellois - Trois associations mettent en demeure le cabinet Grouwels dans le dossier UBER-POP

La société américaine Uber avait annoncé fin février l'arrivée à Bruxelles de son service UBER-POP, permettant aux particuliers de s'inscrire via une application mobile pour conduire les citoyens bruxellois à moindre coût. Depuis, trois véhicules ont été saisis et la société des Taxis verts a introduit un recours au tribunal de commerce. Les associations de taxis professionnels estiment qu'Uber représente une concurrence déloyale, alors que le secteur traverse une crise aiguë, et qu'il ne respecte pas la législation en vigueur. Les trois associations signataires du dossier indiquent que le service UBER-POP n'est pas du co-voiturage ni une forme "d'économie partagée" mais bien du transport rémunéré de personnes et qu'il est "sans valeur ajoutée" sur le plan de la mobilité, de la réduction du trafic urbain et de la pollution. Elles ajoutent que la service tire sa compétitivité et son attractivité du "recours systématique" au travail au noir et à la fraude à l'assurance. Les associations craignent un changement d'attitude de la ministre, après qu'elle a rappelé l'obligation de respecter le cadre réglementaire sous peine de sanctions. Elles lui demandent donc d'user tous les moyens, "y compris la contrainte", pour mettre fin aux activités d'UBER-POP. Si le service est toujours disponible le 15 avril, "nos adhérents pourraient s'estimer déliés de toutes les obligations découlant de la législation bruxelloise réglementant le transport rémunéré de personnes", précisent-elles. Une réunion avec les différents protagonistes est prévue jeudi soir à Bruxelles. (Belga)

Nos partenaires