Pauline Marois : "un Québec indépendant ne s'appauvrirait pas"

Pauline Marois : "un Québec indépendant ne s'appauvrirait pas"

Gare aux apparences ! Ce petit bout de femme est une pile d'énergie et d'ambition inusable. Après avoir gravi, pendant trente-cinq ans, tous les échelons au sein du Parti québécois, la formation indépendantiste de la province francophone, elle a conduit, en 2012, son mouvement au pouvoir. Une victoire certes étriquée : le parti n'a obtenu qu'une majorité relative à l'Assemblée nationale. Et fragile : six mois après, seuls 21 % des Québécois jugent qu'elle est la plus apte à gouverner et 58 % se déclarent insatisfaits. Mais rien ne désarme cette battante. La voici à la tête d'une province de 8 millions d'habitants qui, au sein du Canada, exerce ses compétences dans les domaines de la santé, de la justice, de l'éducation, des ressources naturelles et, en partie, de l'immigration. Et cette sociale-démocrate à la mode nord-américaine entend bien imprimer sa marque sur une société à la fois si proche et si différente de la nôtre.