Paul Auster : "Pour écrire, il faut tout donner de soi"

Paul Auster : "Pour écrire, il faut tout donner de soi"

Installé à la terrasse d'hiver d'un bel hôtel parisien, Paul Auster profite des derniers rayons de soleil. Son regard est caché par des lunettes noires. N'en reste pas moins cette voix, grave et magnétique, teintée par des volutes de cigarillos. "Ecrire commence dans le corps, c'est la musique du corps", explique-t-il dans sa Chronique d'hiver (Actes Sud). L'écrivain américain s'y livre à une mosaïque autobiographique, sans réel ordre chronologique. Les souvenirs affleurent chez ce sexagénaire qui regarde en arrière pour mieux saisir l'homme et l'auteur qu'il est devenu. L'enfance, l'amour, la sexualité, la quête existentielle et professionnelle ou le désir d'écrire traversent cette âme hypersensible, qui ne parvient pourtant pas à pleurer. Et si vieillir ce n'était pas mourir, mais renaître à mille possibilités ?