Mazarine Pingeot : "Il faudrait me payer pour être président"

Mazarine Pingeot : "Il faudrait me payer pour être président"

C'est dans un ancien atelier d'artisan, au rez-de-chaussée d'une rue tranquille du XIe arrondissement de Paris, que Mazarine Pingeot a posé son sac avec toute sa smala. Un de ces lieux ouverts à tous, aux enfants, aux amis. L'exact opposé du sinistre grand appartement de fonction de son adolescence, fermé au monde extérieur. Mazarine Pingeot, 37 ans, professeure de philosophie à l'université Paris VIII, journaliste et fille longtemps cachée de François Mitterrand, n'en finit pas de reconstruire sa vie. De revisiter son drôle de passé. Auteur de plusieurs romans, dont Bouche cousue, publié avec succès (300 000 exemplaires vendus) en 2005, la chroniqueuse de Michel Field a suivi avec intérêt la dernière campagne présidentielle. Mais ce sont essentiellement ses vertes années et son ascendance peu banale qui nourrissent encore une fois - et avec bonheur - ce Bon Petit Soldat (1).