Marc Minkowsky : "Mon introspection filiale me rassure"

Marc Minkowsky : "Mon introspection filiale me rassure"

La Monnaie vient de lui offrir un triomphe avec Il Trovatore de Verdi. Il termine l'enregistrement d'une intégrale de Schubert et il sera l'invité d'honneur du prochain KlaraFestival, cet été, à Bruxelles. A bientôt 50 ans, Mark Minkowski reste cet insatiable chef d'orchestre que beaucoup comparent à un "Monsieur cent mille volts". Le maestro français réfute cette étiquette mais ne nie pas une propension certaine à l'hyperactivité. Animé par une ardeur, une fougue, qui, admet-il, le déborde quelquefois, il mène, parallèlement à une carrière internationale de plus en plus prestigieuse, un travail sur lui-même. Pour se resituer face à son histoire familiale, face à ses origines plurielles : un père juif polonais, une mère catholique américaine, des grands-parents psychiatres éminents. Ce travail est un moyen pour me stabiliser, dit-il, posément. Avant de se réenflammer, dès lors qu'il est question de musique, d'instruments, de cinéma, de... bande dessinée. Et de la Belgique.