"La scission a toujours été une exigence wallonne"
"La scission a toujours été une exigence wallonne"
"La scission a toujours été une exigence wallonne"
"La scission a toujours été une exigence wallonne"
"La scission a toujours été une exigence wallonne"
"La scission a toujours été une exigence wallonne"
29301433Tout ce bla bla pour rien. Retour à la France svp. C'est là que nous rencontrons notre culture ancestrale depuis l'Empire Romain. Patience, ce pays est mort, on y viendra.2016-03-12 06:56:03Daniel Roelandt298965Si une langue ne fait pas un pays, elle lui donne malgré tout une façon de penser et de voir le monde. A l'évidence, à moins d'être aveugle et sourd, la Flandre ne partage pas nos valeurs et notre vision du monde, car elle ne partage pas notre héritage des valeurs de 1789 et de nos 20 ans de vie commune avec la France. Sa nostalgie des Pays-Bas de Guillaume Ier interpelle! Il ne faut pas que les Flamands aient l'impression qu'avec la 6ème réforme de l'Etat, ils ont la haute main sur 2 Etats: la Belgique et la Flandre! Or, le laxisme wallon et son belgicanisme acharné (par la faute de politiciens passéistes et peu visionnaires et audacieux, il faut l'avouer!) couplés à la mauvaise gestion, fruit d'un atavisme sous-provincial développé (le Wallon manque de vraie et saine ambition) leur laisse la voie libre: seuls les Flamands sont aujourd'hui à même de bénéficier pleinement des avantages des Réformes de l'Etat, et c'est dramatique!2016-03-08 11:02:22Laurent VANDAMME298953Et pour cause, c'est une volonté wallonne que j'assume totalement! Depuis 1888 et les 1ères funestes lois linguistiques, on nous a dépossédés de notre pays francophone (il aurait pu le rester, ça tenait à peu de choses: voyez la Flandre française!) pour en faire un Etat d'abord bilingue (heureusement qu'il y a eu Bovesse et Destrée en 1932 pour sauver notre Wallonie en français) et maintenant, on tente de nous imposer l'Etat Belgo-flamand, où le néerlandais prime! Si on veut conserver notre vision du monde, notre langue, nos dialectes, nos traditions, la séparation s'impose avant qu'il ne soit trop tard, avant d'être embarqués dans un pays qui n'est définitivement pas le nôtre. L'Etat fédéral ne suffit plus: il n'engendre que manquements et dérives car le cadre n'est pas clair...2016-03-08 10:50:48Laurent VANDAMME298085@jefdubois >>Personne ne nous impose une langue.<< (sic). Cela, je ne vous le fait pas écrire. J'en ai vraiment ras la patate de ces discussions pour un bête problème de langues. Je me fiche de savoir quelle langue parle le mec en face de moi du moment que je peux le comprendre (et vice versa). Et si ce n'est pas le cas, et bien on prend le plus petit dénominateur commun qui est souvent, il faut bien le reconnaître, l'anglais. Dans notre pays, nous passons notre temps à comparer ce que fait chaque communauté linguistique et surtout, à ne pas calquer ce que les autres ont de bien. Quant à "cesser ces conneries", malheureusement, autant pisser dans un violon tellement cela rempli des pages de gazettes, des discussions de bistrots et des heures de JT.2016-03-07 09:12:27eric hourant297983@Michael Goormachtigh Vous évoquez un dialecte francilien du 12e siècle quand je parle du français, langue universelle du 21e siècle, avec l'anglais et l'espagnol. Vous comparez des pommes et des poires.2016-03-06 23:25:08Joël Goffin297953Un Congrès wallon, en 1945, a opté pour la réunion de la Wallonie à la France dans un vote dit romantique. Un second vote, dit pragmatique, a engagé la Wallonie sur la voie du fédéralisme. La Belgique a fait son temps. Elle ne sert plus à rien sinon à rémunérer un parterre de politiciens dans des myriades de parlements et de gouvernements. Elle a d'abord frustré la Flandre, peu reconnue dans sa langue et sa culture, avant d'humilié la Wallonie. Qu'on s'en débarrasse ! Le plus tôt sera le mieux.2016-03-06 20:41:10Frédéric Baeyens297919Et on comprend avec le temps pourquoi et pourquoi surtout la Wallonie au travail avait cette exigence. A voir la suite, qui lui donnerait tort. La bourgeoisie capitaliste belge était francophone. De Charleroi, Liège à Gand ou Anvers. Et la Belgique lui convenait plus que bien. Jusqu'en Afrique. Elle a fait au passage, par opportunisme, la prospérité flamande qui se fera flamingante, alors que l'outil et les ressources wallons étaient atteints par "la limite d'âge". Mais comme c'est d'abord de sa prospérité dont il s'agissait, et qu'elle s'est mondialisée au passage, cette bourgeoisie-là a tôt fait d'ignorer ces détails, sans se retourner. Restent les francophones laborieux, qu'elle a couillonnés au son d'un pipeau qui jouait la Brabançonne. Et la confusion fut entretenue entre classes sociales et cultures. Face à une terre endémiquement complexéela Flandre, qui, comme tous les complexés, avait besoin d'un ennemi à désigner et à qui on pouvait ordonner: "buiten".2016-03-06 19:13:05bernard chateau297833Restons quand même dans la vérité historique: la Wallonie, par André Renard, dès 1960, prônait le séparatisme. D'autre part, Monsieur Jean-Pierre Lahaye 2016-03-05 18:48:39 a entièrement raison: dans la "francisation" de la Belgique, les Wallons perdirent leurs langues. Reconnaissons le mérite à la Flandre de lutter pour retrouver sa culture et ses valeurs balayées par la bourgeoisie fransquillonne de Gand. Enfin, que l'on sache que dans les écoles de Wallonie,dès 1950, il en cuisait aux élèves qui osaient encore parler le wallon.2016-03-06 16:27:56christian dorpel297805Personne ne nous impose une langue. Faut cesser ces conneries. Seulement connaitre des langues est un atout personnel pour sa carrière dans le privé. Seulement chacun a la liberté du choix. Unilingue, bilingue, multilingue. A vous de choisir.2016-03-06 15:33:46Jef Dubois297803Sans le "Walen Buiten" l'université de LLN n'existerait pas. Aujourd'hui elle est le moteur économique du BW. Les Wallons devraient avoir plus de confiance en eux mêmes et moins de complexes vis a vis de la Flandre.2016-03-06 15:28:31Jef Dubois297783Mais il vit encore,ce vieux con décharné...........2016-03-06 14:32:49jean descamps297781Aux imbéciles qui n'y ont jamais rien compris, ce sont les régionalistes wallons (Destrée, Bovesse, Renard, Cools, Gol, Perin, etc) qui voulaient ce système. Ils nous ont conduits droit dans le mur et surtout ont fait de notre peuple des assistés. Mais à l'époque, notre Région était riche, et comme tous les politiques, ils ne regardaient pas plus loin que le bout de leur nez.2016-03-06 14:31:18Claire Bihain297777Verroken me fait penser à ce gamin qui joue avec des allumettes, met le feu à la maison familiale et prétend devant les décombres fumants qu'il n'y est pour rien...2016-03-06 14:23:07Robert Lejoly297747Non Stef de Cloe, le français a été imposé comme langue administrative du royaume de France, c'est-à-dire pour els actes de l'administration et de la justice sous François Ier en 1539 avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts. Les articles 110 et 111, qui concernent précisément l'usage du français en substitution du latin, n'ont jamais été abrogés et sont encore toujours en vigueur à l'heure actuelle.2016-03-06 13:44:19Robert Lejoly297611Pour moi qui vit en Suisse, dans une confédération d'états (4 langues) et qui ai épousé une Belge, ni wallonne, ni flamande, mais de langue luxembourgeoise (eh oui ça existe) je ne comprends pas cette volonté de séparation, vous qui êtes dans une Europe "unie" ...2016-03-06 10:00:18Claude Laillard297557Pour s'assurer de notre culpabilité, il suffit de regarder la photo. C'est clair, ce sont des wallons qui portent la banderole "walen go home".2016-03-06 06:59:40Viviane Oudaert297555Parfois je regrette que Napoléon fut vaincu à Waterloo, on en serait pas là .2016-03-06 06:58:48Daniel Roelandt297541@Joël Goffin: votre mépris pour les dialectes est preuve de votre pauvre connaissance. Le français parlé n'est rien d'autre qu'un dialecte: celui de Paris et d'Orléans. Ce dialecte est devenu la langue du pouvoir, mais reste un dialecte. Renseignez-vous.2016-03-05 23:51:30Michael Goormachtigh297527@Stef Je voulais très simplement dire que cela ne servait à rien d'apprendre l'ABN, comme je l'ai fait, et que nos deux communautés linguistiques feraient mieux d'apprendre l'anglais pour communiquer entre elles. Tout bénéfice pour elles.2016-03-05 23:02:39Joël Goffin297525@Joël Goffin: selon votre logique, le français serait donc un dialecte de l'italien. "Le français" est un dialecte qui a pris de l'importance au Moyen-Age et a été imposé depuis la Révolution de 1789. La "langue du pouvoir", donc, comme cela a été le cas en Belgique, qui a tuée pratiquement toutes les langues wallonnes. Et comme cela a été le cas dans les "colonies" d'Afrique.2016-03-05 22:29:28Stef de Cloe297523Du côté de l'honnêteté intellectuelle, ce personnage ne s'améliore pas avec l'âge.2016-03-05 22:15:54Marie-Louise Fonder297517@Leslie Comment comparer la langue française avec un dialecte allemand ? Quand je parle le néerlandais à Amsterdam, on me répond en anglais. Les francophones ont bien fait de résister à la flamandisation du pays, des Flamands aux accents plus drolatiques et plus incompréhensibles les uns que les autres. Et même la presse flamande se rend compte que les patois reviennent en force parmi leurs jeunes. Je propose aux Flamands l'anglais comme deuxième langue nationale.2016-03-05 21:47:03Joël Goffin297513pfff on en reste au walen buiten, waalsen ratten etc, enfin on peut dire aussi vlaamse ratten non lol2016-03-05 21:38:34claude deroo297509J'ai vécu le Walen Buiten en 1968 à Louvain. Pour moi Verroken, quoi qu'il en dise est un fossoyeur de la Belgique. La volonté de scission vient exclusivement du nationalisme flamand ensemencé par Guillaume II entre 1914 et 1918, et réalimenté par Adolf Hitler entre 1940 et 1945. Vouloir faire endosser cette sinistre éruption nationaliste par les wallons est une perversité de l'esprit classique chez tous les flamingants néo-nazifiants. Maintenant que les positions se sont clarifiées, il est vrai que je me réjouirai du divorce avec ce nord fasciste avec lequel je ne me sens aucune attache. Vive la France, vive la wallonie française.2016-03-05 21:34:02JEAN BOUVE297501Affirmation gratuite d'un flamingant notoire. D'ailleurs que pensez d'un pays composé de sous-Néerlandais et de sous-Français ? Omnia mediocritas.2016-03-05 21:13:00Joël Goffin297483Ce que monsieur VERROKEN pense du CD&V par rapport au CVP, beaucoup de "migrants" PSC pense la m^me chose duCDH que nous appelons callotins d'hier. Un PSC pluriculturel devenu la force "gauchiste" de la DC (démocratie???chrétienne).2016-03-05 20:29:35Louis DECERF297479C'est comme cela que l'on réécrit l'Histoire. En Flandre, certains sont spécialistes dans ce domaine. Leslie Broughton- Décidemment, nous avons bon dos pour supporter toutes les frustrations flamandes.2016-03-05 20:19:16Viviane Oudaert297415@Leslie Broughton Pas les Wallons, mais la bourgeoisie qui dirigeait le pays en français, langue internationale et diplomatique de l'époque qui a fait place à l'anglais aujourd'hui. Les peuples de Wallonie y ont d'ailleurs perdu leurs langues (dialectes disaient-ils)2016-03-05 18:48:39Jean-Pierre Lahaye297393Fin 1800 et début 1900 les wallons, du haut de leur superbe et de leur développement économique, méprisaient les "bouseux" du nord du pays. Ils ont refusé le bilinguisme de la Belgique. Ils sont responsables des tensions communautaires.2016-03-05 18:07:54Leslie Broughton4751812016-03-05 17:39:252016-03-05 17:45:18Le Vif/L'ExpressPas de parutionNormalArticlePierre HavauxPar Pierre HavauxBelgiqueLeVif

"La scission a toujours été une exigence wallonne"

Son heure de gloire remonte à 1968, l'année de son fait d'armes : le "Walen buiten" de Louvain qui fut fatal au gouvernement VDB. A 99 ans, l'ex-député CVP Jan Verroken plaide non-coupable. Et parie prudemment sur une Belgique en mode confédéral. Entretien : Pierre Havaux

yesAurélie Wehrlin2016-03-05 17:45:29http://www.levif.be/actualite/belgique/la-scission-a-toujours-ete-une-exigence-wallonne/article-normal-475181.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/la-scission-a-toujours-ete-une-exigence-wallonne/article-normal-475181.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/

G.BARBIEUX/REPORTERS JAN VERROKENNom : Verroken. Prénom : Jan. Age : 99 ans depuis le 30 janvier dernier. Parcours professionnel : député CVP, chef de groupe à la Chambre, parlementaire européen, bourgmestre d'Audenarde. Première participation à un scrutin en 1949, première élection à la Chambre en 1950. Retiré de la vie politique active en 2000, avec la remise de son mandat de conseiller communal.

Signe distinctif : surnommé dans les milieux politico-médiatiques "le tombeur de Louvain" ou encore l'homme du "Walen buiten", pour son rôle de premier plan dans la chute, en avril 1968, du gouvernement Paul Vanden Boeynants (PSC) sur la sulfureuse question de la scission de l'université de Louvain. Précision utile : l'homme n'est que très partiellement en aveux sur cette affaire et avoue même avoir toujours eu un faible pour VDB.

Situation actuelle : coule des jours paisibles dans un chalet en bois à Oostduinkerke, où il vit avec Germaine, 96 ans, épousée il y a 72 ans. Particularité ce "papy flingueur", curieux de tout et à la mémoire encore alerte, s'éclate sur Twitter (@verroken), "sa fenêtre ouverte sur le monde extérieur" qu'un voisin lui a fait découvrir.

Rencontre avec un phénomène de longévité qui tient de la légende vivante.

Le Vif/L'Express : Votre réputation est faite : vous resterez dans l'histoire du pays comme "le tombeur de Louvain", l'homme du "Walen buiten" de 1968.

Jan Verroken : Je n'ai pas été un "tombeur", les choses ne se sont pas passées ainsi. Il se fait que dans le cadre d'une réforme institutionnelle, l'enseignement devait être transféré aux Régions. Par conséquent, un enseignement donné dans une autre langue que le néerlandais n'avait plus sa place en Flandre et devenait inconstitutionnel. Avec des collègues issus des deux groupes linguistiques, j'avais déposé une proposition de loi relative à la scission de l'université de Louvain et portant sur le déménagement de sa partie francophone, le tout assorti de mesures transitoires. En coulisses, il existait donc un accord sur cette question. Au CVP, on ne voulait pas tuer l'université de Louvain.

PHOTO NEWSAFFAIRE DE LOUVAIN : En 1968, les manifestants flamands exigent la fermeture de la section francophone de l'UCL.

N'êtes-vous pas trop modeste ? C'est vous qui avez eu la peau du gouvernement Vanden Boeynants en le mettant au pied du mur, non ?

Non, non ! Ma grande crainte était justement que ce gouvernement (NDLR : une coalition PSC-CVP - PLP-PVV de mars 1966 à avril 1968) ne tombe, puisque l'assemblée était constituante. En cas de chute, tout le processus de révision constitutionnelle était par terre et nous étions alors les grands perdants. En décidant d'interpeller le Premier ministre Paul Vanden Boeynants à la Chambre, je réclamais seulement qu'il fasse la clarté sur l'avenir de l'université de Louvain. Mais VDB n'a pas voulu répondre, et son gouvernement a implosé. C'était une catastrophe que je n'ai pas voulue et que le CVP ne voulait pas non plus.

Ce "Walen buiten", ce fut le vrai début de la fin du pays ? La première grande étape du divorce entre Flamands et francophones ?

"L'affaire de Louvain" a été une étape importante de l'évolution institutionnelle du pays. Mais vous savez, toute cette histoire est bien plus ancienne. Elle s'est surtout écrite à la demande des Wallons. Toute la philosophie de la scission n'a jamais été qu'une exigence wallonne. Cela a toujours été ainsi. Y-a-t-il jamais eu en Flandre un projet de former un gouvernement séparatiste, comme cela a été le cas en Wallonie durant la Question royale ? (NDLR : la période insurrectionnelle liée au retour du roi Léopold III, en 1950) "La Belgique sera latine ou ne sera pas" : voilà le slogan qui a dominé toute l'histoire de Belgique !

"Je suis pour une Belgique confédérale. Flamands et Wallons peuvent encore faire des choses ensemble"

Il y a vingt ans, dans une interview, vous déclariez : "la Belgique n'est plus un royaume mais un pays composé de deux républiques indépendantes". Cette Belgique a-t-elle encore un avenir à vos yeux ?

J'ai déclaré ça, moi ? Ah bon... Je suis pour une confédération dans un cadre belge. Quoi qu'il arrive, Flandre et Wallonie resteront toujours au même endroit sur cette planète. Je crois qu'il est encore possible de faire des choses ensemble. Mais pour cela, il faut trouver des formules acceptables de "vivre ensemble" entre Flamands et francophones. Et de grâce, arriver à une atmosphère constructive ! Mais quand j'entends le socialiste de Charleroi qui s'en prend régulièrement aux Flamands et à Bart De Wever. Allez, je ne reviens plus sur son nom...

Paul Magnette ?

Oui c'est ça, le bourgmestre de Charleroi ! Personne ne l'écoute en Flandre, il ne passe pas dans l'opinion flamande. Parce que cette opinion flamande est tout à fait différente de l'opinion publique wallonne : la Flandre ne veut qu'une chose, c'est vivre en paix, dans le calme. Elle ne veut pas de tous ces bruits de rue, de ces grèves politiques. Alors que, du côté francophone, quelle provocation ! D'ailleurs, pourquoi les francophones veulent-ils s'appeler Fédération Wallonie-Bruxelles ? Et si les Flamands se baptisaient "la Fédération flamande", que dirait-on ?

"België barst !" après "Walen buiten !" : n'est-ce pas dans une logique flamande des choses ?

C'est du raffut de rue, une réaction sentimentale. Moi, je n'ai jamais lutté pour une Flandre indépendante.

C'est le rêve de la N-VA...

Oui mais la N-VA, à la différence du Vlaams Belang, est un parti antirévolutionnaire. Elle ne fait que spéculer sur l'évolution du pays, sans être un parti qui manie l'insulte. La N-VA correspond aux aspirations de l'opinion flamande qui veut la paix et ne veut pas d'un parti trop agressif comme le Vlaams Belang. Bart De Wever a compris que la Flandre était antirévolutionnaire, hostile à la violence.

Il est l'homme providentiel de la Flandre ?

C'est un gars doué, qui prouve qu'il sait gérer.

Vous auriez-pu siéger comme député sous les couleurs de la N-VA ?

La N-VA est un parti un peu trop libéral, trop asocial à mon goût. Je suis et reste un CVP par nature et par choix, pas un CD&V. Vous savez, j'ai participé à la fondation du CVP : c'était un parti populaire du centre qui avait vocation à résoudre les problèmes de toutes les fractions de la population, alors que le CD&V est né sous le contrôle et le patronage de l'ACW (NDLR : le mouvement ouvrier chrétien flamand). En 1979, lorsqu'on a liquidé Tindemans, on a jeté à la rue un homme qui pesait un million de voix ! Depuis la fin des années 1970, le CVP est devenu un parti top-down : la direction décide, le reste de l'organisation doit filer droit. Et le Parlement a perdu son pouvoir législatif et de contrôle au profit du gouvernement, il n'obéit plus qu'au mot d'ordre : "il faut laisser pisser le mouton". J'ai la nostalgie de ce CVP qui n'existe plus. C'était un si grand parti...

Mais vous étiez partisan du cartel CD&V-NVA ?

Ah oui ! Le CD&V a beaucoup perdu avec ce divorce.

Au fait, quel est l'homme politique que vous avez admiré le plus au cours de votre longue carrière ?

J'en ai beaucoup apprécié, mais de là à en admirer... (il réfléchit) j'aimais bien VDB ! On s'entendait bien.

MEDIUMPZ111havaux-pierreJournalisteHavauxPierrereporter/assets/159/avatar_81627.jpgpierre.havaux@levif.behttp://www.levif.be/actualite/auteurs/pierre-havaux-111.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/pierre-havaux-111.htmlJan Verroken