France: la fronde agricole reprend de la vigueur
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France: la fronde agricole reprend de la vigueur
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France: la fronde agricole reprend de la vigueur
8158365@pascalplumhans : à coup sûr, sans la pac, les pays européens se feraient une concurrence encore plus acharnée. Et les perdants seraient les plus petites exploitations qui seraient passées à la moulinette depuis longtemps. La PAC n'est certainement pas la panacée et elle doit être adaptée pour coller à l'évolution de l'agriculture européenne mais c'est certainement là une des meilleures utilisations de la Cee. Quant au dumping social, c'est également une plaie mais qui n'est pas propre au secteur agricole et vous ne pouvez pas jeter la PAC aux orties en utilisant ce prétexte.2015-07-28 14:40:50eric hourant158317Eric Hourant. La PAC a surtout bénéficié aux grosses exploitations, puisque les primes étaient calculées à l'hectare. Si la CEE n'existait pas, les différents pays seraient libres d'utiliser les droits de douanes pour compenser les prix trop bas obtenus gràce au dumping social. Les pays ne seraient pas forcés d'attribuer des marchés publics à des prestataires européens cassant les prix gràce au même dumping social. Les pays pourraient sans subsides soutenir leurs agriculteurs. (ma liste n'est pas exaustive)...2015-07-28 13:31:31pascal plumhans158189@chrisbarthe >>l'UE nuit au plus grand nombre<< (sic). Sans l'union européenne, la situation serait bien pire. Pendant des années, l'UE a pu maintenir des prix du lait corrects grâce aux quotas européens. La PAC a mis en place des mesures de contrôles des prix afin, entre autres, d'assurer un niveau de vie correct à l'ensemble des agriculteurs. La PAC a été une réussite qui a malheureusement été pervertie par différents facteurs comme des surproductions et l'entrée de nouveaux pays dans la CEE. Il faut noter que la France a été le principal bénéficiaire de cette politique agricole. C'est également dans ce pays qu'on a constaté le plus grand nombre de fraudes (ou d'erreurs comme disent les français). Alors, avant de critiquer la CEE, réfléchissez plutôt à ce qu'il se serait passé si elle n'existait pas.2015-07-28 10:20:36eric hourant158153M Picard : Massey-Fergusson est franco anglais, quant aux voitures, en France on voit une majorité de voitures françaises (bien que fabriquées souvent hors France). M Huybrecht, les agriculteurs allemands ont des prix de revient fort bas, gràce à une main d'oeuvre venue des ex - pays de l'est et payée au rabais. Le combat des agriculteurs et surtout des petits agriculteurs est non seulement légitime, il est aussi vital pour nos sociétés.2015-07-28 08:42:33pascal plumhans158147Que la viande N.Zelandaise revient moins chére n'a rien á voir avec Bruxelles. Depuits des années la France distribue des millions á ses agriculteurs. Et pourquoi les agriculteurs Allemands s'en tirent-ils? Trop d'intermédiaires ?2015-07-28 08:22:14Walter Huybrecht158133" Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais ". .....Vu à la Télé un agriculteur devant son magnifique tracteur Massey Ferguson dire qu'il fallait acheter français et un autre devant son combi VW qu'il fallait imposer des cotas de viandes françaises dans la grande distribution. IL faudrait signaler qu'il existe aussi des tracteurs et des voitures françaises.2015-07-28 07:20:11Gérard Picard158087Espérons que cela servira d'exemple à tous ceux que l'UE broie sans états d'âmes.... Il est temps que cela cesse, le constat est largement étayé: l'UE nuit au plus grand nombre, même si elle fait les choux gras de quelques uns2015-07-28 05:44:01Chris Barthe157817Bravo les gars !2015-07-27 16:59:24Pierre GERARD4074572015-07-27 14:48:532015-07-27 14:48:53NonePas de parutionNormalArticleLe VifPar Le VifInternationalLeVif

France: la fronde agricole reprend de la vigueur

La fronde du monde agricole en France a repris de la vigueur avec de nouvelles manifestations de colère lundi, notamment à la frontière avec l'Allemagne où des barrages ont été installés pour refouler les camions chargés de produits étrangers.

yesVincent Genot2015-07-27 14:48:57http://www.levif.be/actualite/international/france-la-fronde-agricole-reprend-de-la-vigueur/article-normal-407457.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/france-la-fronde-agricole-reprend-de-la-vigueur/article-normal-407457.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
France: la fronde agricole reprend de la vigueur

L'accalmie a été de courte durée après la présentation, la semaine dernière, d'un plan d'urgence du gouvernement socialiste en faveur de l'élevage et un accord pour relever les prix du boeuf, du porc et du lait.

Les protestataires ont repris leurs actions pour dénoncer entre autres les "distorsions de concurrence" favorisant selon eux leurs homologues étrangers aux charges de production moins lourdes.

La mobilisation était particulièrement forte lundi en Alsace (est) où, selon le puissant syndicat FNSEA, des agriculteurs ont refoulé "entre 200 et 300 camions étrangers" après avoir pris place la veille au soir sur six passages routiers, dont cinq ponts, entre la France et l'Allemagne.

Les manifestants alsaciens s'en sont pris aux camions arrivant d'Allemagne chargés de produits agroalimentaires ou de matières premières agricoles, dont ils vérifient systématiquement les cargaisons. Des poids lourds transportant du fromage de Slovaquie, de la viande ou des fruits et légumes allemands ont notamment dû faire demi-tour.

"Nous avons déjà refoulé entre 200 et 300 camions, qui transportaient des produits qui nous font des distorsions de concurrence", a déclaré à l'AFP le patron régional de la FNSEA, Franck Sander, affirmant que plus de 1.000 éleveurs et cultivateurs se relayaient sur ces barrages.

Les pouvoirs publics doivent trouver des "solutions concrètes" pour régler ce problème avec les agriculteurs des pays voisins, a-t-il lancé, fustigeant une "surenchère de normes" et des coûts de main-d'oeuvre plus élevé en France.

Dans l'ouest, le plus touché par la crise, plusieurs centaines d'agriculteurs bretons et normands ont investi, au volant de leurs tracteurs, une autoroute reliant Paris à la Bretagne, paralysant le trafic autour de Laval, où se trouve le siège du groupe Lactalis, un des géants mondiaux du lait.

-'Vivre de notre travail'-

Dans le Sud-Ouest, un barrage filtrant érigé dans la nuit sur une autoroute par une centaine d'agriculteurs pour fouiller les camions venant d'Espagne a été levé après plusieurs dizaines de contrôles.

Mais d'autres opérations ont été menées contre des supermarchés, notamment à Saint-Girons, entre Toulouse et l'Espagne, où des manifestants ont confisqué 300 kilos de viande pour les distribuer à des associations caritatives, selon la FNSEA.

Les éleveurs de la région promettent de poursuivre leurs actions, notamment dans le Gers (sud-ouest) où le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll est attendu mardi et où se déroule à Marciac l'un des plus importants festivals de jazz d'Europe, qui attire chaque année des dizaines de milliers de touristes.

Pour attirer l'attention, les éleveurs avaient bloqué la semaine dernière plusieurs hauts lieux touristiques comme l'abbaye du Mont Saint-Michel (ouest), la grotte préhistorique de Lascaux (sud-ouest) ou encore le château de Chambord (centre).

En déplacement en Provence (sud), le président François Hollande a tenté d'apaiser la colère en promettant de nouveau le soutien du gouvernement. "Que les agriculteurs soient sûrs, actions ou pas actions, que nous sommes à leurs côtés", a-t-il assuré.

Réagissant au blocage des frontières, Stéphane Le Foll a appelé à la modération, rappelant que "la France et les productions françaises exportent aussi" vers les pays voisins. "La situation est quelquefois encore plus dramatique dans d'autres pays européens".

L'Espagne avait protesté vendredi auprès de la France après des agressions ayant visé au moins trois camions ibériques.

Interrogé sur les revendications des agriculteurs en faveur d'une harmonisation des charges au sein de l'Union européenne, le ministre a évoqué des "discussions en cours" mais fait valoir que Paris ne pouvait "pas décider pour d'autres gouvernements".

Avec AFP

77vif-leVifLereporter<p> </p>http://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlmanifestationroutemobilité Agriculturefermier
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"
03648052015-02-04 15:15:432015-02-04 15:15:43BelgaPas de parutionNormalArticleLe VifPar Le VifBelgiqueLeVif

"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"

"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole, c'est une des constances de la vie des agriculteurs que d'être confrontés à la volatilité des prix et aux changements après l'un ou l'autre cycle", a déclaré mercredi matin le ministre wallon de l'Agriculture René Collin au quinzième congrès de la Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA) à Gembloux, dont le thème était "La PAC (Politique agricole commune): cette fois... on y est!".

auto2015-02-04 15:15:48http://www.levif.be/actualite/belgique/une-nouvelle-forme-d-insecurite-s-ouvre-au-monde-agricole/article-normal-364805.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/une-nouvelle-forme-d-insecurite-s-ouvre-au-monde-agricole/article-normal-364805.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
"Une nouvelle forme d'insécurité s'ouvre au monde agricole"

"On est allé trop vite dans la volonté européenne de rejeter une convergence entre nouveaux arrivants et vieille Europe occidentale. Cette réforme, qui voit diminuer le budget consacré à l'agriculture, se mène dans un contexte budgétaire et diplomatique difficile", a constaté le ministre Collin, rappelant plusieurs décisions "fermes" prises par la Région wallonne sous l'influence de la FWA. Pour René Collin, la Commission européenne doit "simplifier ses procédures et se simplifier elle-même avant d'espérer que la simplification vienne du secteur". "Mais c'est parfois dans quelque chose d'un peu moins simple que gît la justice et l'équité." Il a également plaidé pour un plan global à destination des jeunes agriculteurs, notamment en matière d'accès à la terre, et pour davantage de transformation des matières premières. Son homologue fédéral Willy Borsus, également en charge des Indépendants, a souligné son ambition d'aider les agriculteurs: "Le salut ne viendra pas seulement de l'Europe mais aussi de nous-mêmes avec une production de qualité irréprochable, l'innovation, l'audace... L'agriculture doit être considérée à sa juste valeur, comme un pilier essentiel de nos vies."

77vif-leVifLereporter<p> </p>http://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlRené Collinfermier
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes
0706532014-03-19 12:32:162014-08-18 22:03:50Le VifPas de parutionNormalArticleMuriel LefevrePar Muriel LefevreInternationalLeVif

La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes

La Chine se prépare pour l'un des plus grands déplacements de population de l'histoire du monde. D'ici 5 ans, elle veut déplacer près de 100 millions de fermiers vers les villes. Les dirigeants espèrent de cette façon soutenir le développement économique du pays.

auto2014-03-19 12:32:15http://www.levif.be/actualite/international/la-chine-veut-demenager-100-millions-de-fermiers-vers-les-villes/article-normal-70653.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/la-chine-veut-demenager-100-millions-de-fermiers-vers-les-villes/article-normal-70653.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
La Chine veut déménager 100 millions de fermiers vers les villes

En concentrant 60 % de sa population, de près de 1.4 milliard d'habitants, dans les villes, la Chine souhaite soutenir son économie locale. Les citadins consommant davantage que les fermiers qui sont presque autosuffisants. Selon les autorités, cela constituera un indéniable plus pour les populations puisque l'urbanisation va de pair avec une modernisation du train de vie.

Ces dernières années des millions de Chinois avaient déjà migré des campagnes vers les villes. Sauf qu'ils n'étaient pas enregistrés en tant que citadins ce qui leur interdisait l'accès aux écoles et aux hôpitaux subsidiés et donc moins couteux. Le plan aurait donc aussi pour but de mieux intégrer ces "habitants de seconde zone" au sein des villes. Le coût moyen par habitant est estimé à 21 480 Dollars.

Pour accueillir ces nouveaux habitants, de vastes projets immobiliers vont voir le jour. Les infrastructures des villes seront aussi développées. Par exemple il va y avoir davantage d'autoroutes et de trains à grande vitesse.

Il est à noter que ce sera l'état qui va décider qui va déménager et où.

131lefevre-murielLefevreMurielreporter/assets/159/avatar_81643.jpgMuriel.Lefevre@roularta.behttp://www.levif.be/actualite/auteurs/muriel-lefevre-131.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/muriel-lefevre-131.htmlchineville fermier
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "
0971592013-07-26 10:02:132014-08-19 16:19:06Le VifPas de parutionNormalArticleThierry DenoelPar Thierry DenoelBelgiqueLeVif

" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "

Soufflet aux grands producteurs agricoles, bras de fer avec les banques pour aider les fermiers surendettés... Au moment où s'ouvre la Foire de Libramont, Carlo Di Antonio, le ministre régional CDH de l'Agriculture, se lâche.

auto2013-07-26 10:02:12http://www.levif.be/actualite/belgique/je-vais-forcer-les-banques-a-renegocier-les-dettes-des-fermiers/article-normal-97159.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/je-vais-forcer-les-banques-a-renegocier-les-dettes-des-fermiers/article-normal-97159.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
" Je vais forcer les banques à renégocier les dettes des fermiers "

Le Vif/L'Express : La Foire de Libramont s'ouvre. Pensez-vous y recevoir un bon accueil ?

Carlo Di Antonio : Je crois, oui. Cette année, nous avons été à la rencontre de nombreux agriculteurs pour définir un Code wallon de l'agriculture qui sera une première chez nous et qui devrait permettre de rendre notre agriculture plus compétitive. Le texte vient de passer en première lecture au gouvernement. On peut espérer un vote au parlement d'ici à décembre.

Comment comptez-vous rendre l'agriculture wallonne plus compétitive ?

En diminuant les coûts de production. Exemple : le coût de la mécanisation est énorme chez nous car nos fermiers ont beaucoup de grosses machines. Il faut changer cette mentalité. Via les prochaines aides européennes, nous privilégierons les agriculteurs qui se regroupent pour acheter des machines. La compétitivité est impérative, car nous produisons six fois plus que ce que nous consommons.

La Politique agricole commune (PAC) vient de faire l'objet d'un accord politique européen. Cela signifie quoi pour la Wallonie ?

Il y aura moins d'aides pour nos agriculteurs. On le savait. La Belgique était historiquement bien servie au niveau des subventions agricoles qu'il fallait rééquilibrer entre pays européens. Les aides à la Wallonie diminueront de 4 % dès 2014 pour en arriver à une diminution globale de 18 % en 2019. Cela représente tout de même un cinquième... Raison pour laquelle il faut booster la compétitivité. Maintenant, on peut utiliser ces aides de manière souple. Ainsi, je compte donner une surprime aux 30 premiers hectares exploités, ce qui permettra de mieux aider les petites et moyennes exploitations.

Où en est le projet de banque foncière que vous aviez annoncé dans Le Vif/L'Express du 17 mai dernier ?

C'est une partie essentielle du Code de l'agriculture. La banque foncière permettra de gérer les terres dont les différentes administrations wallonnes - y compris les communes - sont propriétaires. L'idée est de faciliter l'accès des jeunes à la terre dont les prix ne cessent de grimper. La banque offrira aussi ses services aux investisseurs privés qui se réfugient de plus en plus dans les terres agricoles pour diversifier leur portefeuille, comme le fait Albert Frère, mais qui n'ont pas, comme ce dernier, les moyens d'exploiter eux-mêmes la terre. Ils n'auront pas à s'occuper des relations contractuelles avec les agriculteurs. Un peu sur le modèle d'une agence immobilière sociale. Nous en avons déjà rencontrés.

Les suicides d'agriculteurs sont en hausse. Cela vous préoccupe?

Bien sûr. Ces suicides sont souvent liés au surendettement. Mon administration a lancé une étude sur le taux d'endettement des agriculteurs. J'en ai reçu un l'autre jour qui avait contracté huit emprunts différents en dix ans, avec un taux moyen de remboursement à 6 % ! L'idée est d'aider les fermiers à renégocier leurs dettes. Ça ne plaît pas aux banques, mais je vais les forcer à accepter, en leur offrant en contrepartie 100 % de garanties wallonnes sur les prêts agricoles renégociés.

L'interview intégrale dans Le Vif/L'Express de cette semaine.

113denoel-thierryJournaliste au Vif/L'ExpressDenoelThierryreporter/assets/159/avatar_81629.jpgthierry.denoel@levif.behttp://www.levif.be/actualite/auteurs/thierry-denoel-113.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/thierry-denoel-113.htmlAgricultureCarlo Di Antoniofermier Foire de Libramont
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles
01240032012-11-26 09:39:372014-08-21 15:00:49Le VifPas de parutionNormalArticleBelgiqueLeVif

Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles

Lundi vers 10h30, plus de 350 tracteurs étaient en route vers Bruxelles afin de protester contre la baisse des prix sur le marché du lait, indique le centre Perex. Quelque 250 tracteurs allemands convergent également vers la capitale belge via les Pays-Bas après y avoir causé quelques embarras de circulation.

auto2012-11-26 09:39:36http://www.levif.be/actualite/belgique/des-centaines-de-tracteurs-arrivent-a-bruxelles/article-normal-124003.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/des-centaines-de-tracteurs-arrivent-a-bruxelles/article-normal-124003.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Des centaines de tracteurs arrivent à Bruxelles

En province de Liège, environ 215 tracteurs sont en route vers Bruxelles. Ils sont 150 divisés en trois groupes sur la E40 à hauteur de Alleur et circulent sur les trois bandes, causant 15 kilomètres de files à Barchon. Le centre Perex conseille d'éviter ce segment d'autoroute. En province de Namur, c'est une quarantaine d'engins qui sont en train de rallier la capitale belge par l'autoroute des Ardennes (E411).

Deux colonnes totalisant une quarantaine de tracteurs en provenance de la province de Hainaut se dirigent également vers Bruxelles. Une autre colonne d'une septantaine de tracteurs en provenance du Limbourg roule sur la E314.

Plusieurs véhicules de police attendent les colonnes de tracteurs à hauteur de Bertem.

Des centaines de producteurs laitiers sont attendus lundi en fin de matinée à Bruxelles afin de protester contre la baisse des prix sur le marché du lait alors que les coûts de production continuent d'augmenter. Le European Milk Board (EMB), à l'initiative de cette action, dénonce la "situation dramatique" des producteurs laitiers.

Avec Belga

laitfermier tracteurproducteur laitiers
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?
01554032011-07-19 10:47:272014-08-22 15:25:49Le VifPas de parutionNormalArticleBelgiqueLeVif

Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?

Des agriculteurs de demain dépend l'avenir de votre assiette. En Wallonie comme ailleurs, le monde agricole vit une transition. Crises sanitaires, réforme de la PAC européenne, disparition des exploitations, sécheresses, mais aussi développement du bio, des labels de qualité, des énergies renouvelables, retour citoyen à la ferme... Face à tous ces enjeux, les agriculteurs paraissent vulnérables. Il existe cependant encore des fermiers heureux et responsables. Nous en avons rencontré.

auto2011-07-19 10:47:26http://www.levif.be/actualite/belgique/agriculteur-heureux-un-metier-en-voie-de-disparition/article-normal-155403.htmlhttp://m.levif.be/actualite/belgique/agriculteur-heureux-un-metier-en-voie-de-disparition/article-normal-155403.htmlhttp://www.levif.be/actualite/belgique/http://m.levif.be/actualite/belgique/
Agriculteur heureux, un métier en voie de disparition ?

Tiger Woods n'y retrouverait pas ses petits. Pour envoyer la balle dans les neuf trous, il lui faudrait slalomer entre les bouses de vache, après avoir troqué ses clubs de golf contre des maillets en bois, ses balles alvéolées contre des ballons de handball et ses chaussures cloutées contre des bottes en caoutchouc. Le golf champêtre n'a pas grand-chose à voir avec le sport de précision qui se joue sur un green. Mais les règles n'en sont pas moins strictes : trois points de pénalité si on touche une ruminante et, en cas de tempête, on arrête la partie ! A Steenkerque, près de Braine-le-Comte, la famille Francotte, qui cultive des patates sur 120 hectares et loue deux très beaux gîtes, vient de lancer l'activité avec le matériel officiel d'AgroGolf. En nous tendant les maillets et les balles, François, le fils, nous prie d'être indulgents : "S'il y a des choses à améliorer sur le parcours, n'hésitez pas à le dire." A ce jour, une bonne dizaine de fermes wallonnes ont ouvert avec succès un golf.

Depuis quelques années, le tourisme vert connaît un bel essor en Région wallonne. Avec un taux de remplissage allant jusqu'à vingt semaines par an, plus de 600 gîtes à la ferme sont reconnus par le Commissariat au tourisme. Il y en aurait trois fois plus de non reconnus. En 2010, 100 000 enfants ont visité une ferme pédagogique. "On assiste à un retour aux sources de familles urbaines qui ont perdu le lien avec la terre, parce qu'elles n'ont plus de parents ni même de grands-parents ayant vécu à la campagne", observe Jeanne De Bisschop de l'ASBL Accueil Champêtre, à Namur.

Les consommateurs sont surtout devenus plus soucieux de ce qu'ils vont trouver dans leur assiette. Révélateur : la vente à la ferme, qui existe depuis longtemps, se structure de plus en plus. Certains agriculteurs ouvrent de vrais magasins. Phénomène encore marginal, les groupes d'achats communs (GAC) continuent aussi de se multiplier. Ces associations d'acheteurs qui vont se livrer directement chez les agriculteurs constituent une aubaine pour certains d'entre eux. Surtout lorsque le GAC se mue en GAS, groupe d'achat solidaire, s'engageant à moyen terme à écouler une partie de la production d'un exploitant.

Les jeunes fermiers aiment le bio

Bien sûr, le secteur bio continue de progresser : de 50 fermiers bio, en 1990, on est passé à 884 en 2010. C'est surtout depuis cinq ans que l'augmentation se fait ressentir. Au niveau européen, la Wallonie n'est pas mal classée, très loin devant la Flandre : plus de 6 % de sa surface agricole utile est consacrée au bio, contre 4,7 % en moyenne pour l'UE (l'Autriche arrive en tête, avec 20 %). "La mentalité est vraiment en train de changer dans le milieu agricole, se réjouit Sylvie Morcillo, de Bioforum, la coupole régionale du bio. L'âge moyen des fermiers bio est moins élevé que celui des fermiers traditionnels. C'est significatif." Et il y a encore de la marge pour répondre à la demande : plus de la moitié des produits bio consommés en Wallonie sont importés...

La diversification de l'agriculture wallonne emprunte des voies variées. Les énergies renouvelables en font partie. Ainsi des fermiers produisent de l'électricité et de la chaleur avec leur lisier et leur purin ( lire l'encadré p. 42). D'autres en reviennent à des cultures oubliées, comme le chanvre ( lire l'encadré p. 43).

Une agriculture à deux vitesses ?

"Notre agriculture est en train de se scinder, observe Luc Tasiaux, fermier à Natoye. Soit on grossit vers des exploitations gigantesques de plus de mille bêtes. Soit on maintient une petite exploitation tout en se diversifiant pour continuer à en vivre. Moi-même, j'ai déjà pas mal agrandi la ferme de mon père, qui est passée de 45 vaches sur 12 hectares à 270 sur 60 hectares. Je viens tout de même d'ouvrir un magasin qui me permettra d'améliorer mes revenus." ( lire l'encadré p. 41). D'un côté, une agriculture intensive dont Isabelle Saporta a dénoncé les dérives dans un livre choc (1) : la journaliste française y démontre comment l'industrie agroalimentaire et les producteurs d'engrais et de pesticides ont assassiné les paysans, la santé et l'environnement. De l'autre, des agriculteurs responsables qui se battent pour survivre et maintenir une agriculture familiale, tout en préservant la planète. L'image est, sans doute, trop caricaturale. Chaque année, le nombre d'exploitations diminue en moyenne de 3,6 % en Belgique. Un poil moins en Wallonie, où on en compte encore près de 14 500 aujourd'hui. En trente ans, le pays a perdu deux tiers de ses fermes... Parallèlement, la superficie agricole totale, elle, n'a quasi pas bougé. Conséquence : en Wallonie, la taille moyenne des exploitations est passée d'une quinzaine d'hectares, dans les années 1970, à une soixantaine d'hectares aujourd'hui. La productivité a clairement augmenté. Près de 6 000 emplois sont passés à la trappe dans le secteur "agriculture, chasse et sylviculture" en Région wallonne, entre 1995 et 2008. Le développement de la mécanisation y a contribué. Mais ce n'est pas la seule cause.

"Globalement, le rendement reste la devise des agriculteurs, constate Patrick Dupriez, député wallon Ecolo. Au vu des chiffres d'utilisation d'engrais et de pesticides, la Wallonie fait partie des sept régions les plus intensives d'Europe, la Flandre est la deuxième, avec des conséquences destructrices pour les sols. La mentalité évolue très lentement, et encore c'est grâce à la prise de conscience des consommateurs. De toute façon, beaucoup d'agriculteurs sont piégés par leur mode de production. Ils ne peuvent revenir en arrière."

Un million d'euros la ferme

Même son de cloche du côté du Mouvement d'action paysanne (MAP), une association qui ne regroupe que 150 fermes mais qui se montre très active. "La concentration est de plus en plus grande, car, pour survivre, les paysans ne doivent cesser de grandir, investir, s'endetter", déplore sa présidente Ariane Charrière, agricultrice à Florenville, qui, elle, a fait le chemin inverse en diminuant son quota laitier. A la tête de la puissante Fédération wallonne de l'agriculture (FWA), René Ladouce est plus nuancé : "L'agriculture conventionnelle nourrit toujours 90 % de la population, parce que la plupart des consommateurs n'ont pas les moyens de se payer du bio. Et, en 2050, il y aura neuf milliards de bouches à nourrir sur la planète. Il faut en tenir compte."

Le patron de la FWA n'en regrette pas moins la lente disparition des agriculteurs, qu'on constate dans tous les pays européens. Il l'attribue notamment aux difficultés qu'ont les jeunes de reprendre la ferme familiale. "Le prix moyen des reprises ne cesse d'augmenter. En Wallonie, il atteint aujourd'hui environ 1 million d'euros. Les périodes de remboursement s'étalent sur vingt à trente ans", constate René Ladouce. Et bien souvent, dans les familles d'agriculteurs, frères et s£urs font de moins en moins de cadeaux à celui qui reprend l'exploitation : ils veulent leur part d'héritage sans attendre.

L'amour n'est pas dans le pré

Au-delà de l'aspect financier, le métier reste pénible, malgré les progrès de la mécanisation. "La ferme, c'est tous les jours, toute l'année, souligne le député européen Marc Tarabella (PS), lui-même fils d'agriculteur à Anthisnes. Dans la société de loisirs d'aujourd'hui, peu de femmes sont prêtes à vivre ça." Qu'on apprécie le genre ou non, l'émission de télé-réalité "L'Amour est dans le pré" est révélatrice du phénomène. Il existe aujourd'hui des services de remplacement pour permettre aux agriculteurs de prendre des vacances, mais ces services sont peu sollicités et souvent pour une semaine au maximum. Au-delà, le fermier culpabilise d'être loin de ses bêtes et de ses terres.

La population des agriculteurs est vieillissante. Plus de la moitié est âgée d'au moins 50 ans. Et, parmi ceux-ci, les trois quarts ne savent pas qui va reprendre leur exploitation, quand bien même ils ont des enfants. Au gouvernement wallon, le ministre de l'Agriculture en est bien conscient. "Nous avons pris une série de mesures pour les jeunes, dit Benoît Lutgen (CDH). L'aide "première installation", par exemple, est passée de 45 000 à 70 000 euros. Et, en 2010, nous avons supprimé les droits de succession et de donation pour la transmission des terres agricoles." Cette dernière mesure se révélait d'autant plus indispensable que le prix du foncier en Belgique est élevé : dans le Brabant wallon, le prix des terres agricoles peut facilement flamber jusqu'à 30 000 euros l'hectare. C'est bien pire encore en Flandre.

Vivre pauvre et mourir riche

Mais, si les jeunes craignent de se lancer, c'est surtout parce que les perspectives d'avenir leur semblent difficiles. Rembourser la banque pendant trente ans sans être certain d'avoir un revenu fixe ne les motive pas... "Le revenu moyen d'un exploitant agricole n'est pas élevé vu les investissements consentis", admet Caroline Cassart, députée wallonne (MR), mariée à un agriculteur. Ne dit-on pas qu'un fermier vit pauvre et meurt riche ? "En dix ans, les charges d'exploitation ont augmenté de 40 % et le prix de vente de la production agricole seulement de 6 %. Faites la différence !" observe Muriel Bossut, de l'ASBL AgriCall, qui reçoit les appels des plus désespérés (200 nouveaux dossiers, chaque année), souvent des surendettés. De plus en plus d'agriculteurs, surtout les cultivateurs, sont ce qu'on appelle des pluriactifs : ils ont un boulot en dehors de la ferme. Le village d'Othée, par exemple, comptait une douzaine d'agriculteurs à temps plein, il y a vingt-cinq ans. Aujourd'hui, il n'en demeure plus qu'un. Les autres ont gardé la ferme, mais sont devenus également prof, délégué commercial, ouvrier communal, entrepreneur...

Chaque mois de juillet, l'indice de confiance des agriculteurs wallons, mesuré avant la Foire de Libramont, diminue d'un cran. "Le monde agricole a connu beaucoup de crises successives, ces quinze dernières années, regrette René Ladouce. Elles sont bien souvent imputables à la mondialisation et non aux agriculteurs eux-mêmes. Mais ce sont eux les premiers pénalisés." En 2009, la crise du lait a particulièrement marqué les consciences. Cette année-là, un quart des exploitations wallonnes ont eu des revenus négatifs ! Le prix du litre de lait est descendu jusqu'à 19 cents, alors qu'il était à 45 cents fin 2008. Même si, aujourd'hui, il flotte à 34 cents, certains fermiers laitiers en paient encore les conséquences, car, en pleine crise, ils ont dû reporter des échéances de remboursement à la banque ou reporter des règlements de facture à leurs fournisseurs.

A quelle sauce, la nouvelle PAC ?

Le tableau paraît un peu sombre. Pourtant, comparés à leurs voisins, les agriculteurs wallons ne sont pas si mal lotis au niveau des aides européennes qui représentent de 50 à 80 % de leurs revenus. Mais jusqu'à quand ? Les primes actuelles accordées par la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne ont été calculées, lors de la réforme Fischler en 2003, sur la base des trois années antérieures. Ainsi l'agriculteur belge reçoit, par hectare de terre cultivée, huit fois plus que le Letton... Ces références historiques sont intenables à 27. La réforme de la PAC, qui sera adoptée en 2012, devra réduire les écarts. "C'est vrai que c'est plus compliqué à 27, reconnaît le ministre Lutgen. Mais il faudra tout de même tenir compte des différences de niveau de vie d'un pays à l'autre. Les coûts de production ne sont pas les mêmes partout. Mettre tout le monde à égalité, ce n'est pas possible." Pas sûr néanmoins que les Belges ne devront pas un peu se serrer la ceinture.

Pour l'instant, la PAC se négocie au Parlement européen. On sait que les quotas laitiers, qui visent à stabiliser la production, seront supprimés en 2015. "On ne peut pas tourner le dos à toute régulation pour autant, affirme Marc Tarabella. En commission du parlement, nous avons récemment réussi à nous accorder sur le fait que les aides directes devaient être liées au respect de l'environnement et à l'emploi dans les exploitations. C'est une avancée considérable au niveau du Parlement." Reste à voir la tournure que cela prendra au Conseil. La négociation ne sera pas facile, avec des pays comme le Danemark ou la Grande-Bretagne moins soucieux de préserver une agriculture familiale.

Agriculteur, un métier Lotto

Au-delà de l'Europe, notre agriculture subit aussi le contexte mondial. La volatilité des prix est le pire ennemi des fermiers. On l'a vu lors de la crise du lait. "Une des principales explications de cette crise vient de la chute brutale de consommation du lait en Chine, après le décès, fin 2008, de six bébés chinois qui avaient avalé du lait en poudre contaminé à la mélanine", explique René Ladouce. La volatilité touche aussi les céréales. L'année dernière, après les incendies en Russie dus à la sécheresse, le prix du blé a grimpé de 130 à 210 euros la tonne, en moins de trois semaines. Une inflation record qui s'explique davantage par la spéculation consécutive aux incendies que par la perte de récoltes en Russie.

"Sans ces événements exceptionnels, on observe des fluctuations de 8 à 15 euros, d'un jour à l'autre, sur les cours mondiaux des céréales, témoigne Laurent Streel, qui cultive du blé, du maïs, du colza, du chanvre, des pommes de terre à Othée, près de Liège. Il n'y a plus aucune règle. Agriculteur est devenu un métier Lotto !"

La qualité wallonne a de l'avenir

Comment l'agriculture d'une région comme la Wallonie peut-elle se défendre dans un marché mondialisé, où les cours de céréales se négocient à Chicago et où 70 % des protéines végétales données au bétail européen proviennent du continent américain ? "L'atout maître de l'agriculture wallonne doit être la qualité, tant au niveau du goût que de la production ou du respect de l'environnement, répond Patrick Dupriez. Il y a encore du travail... En Wallonie, il existe neuf labels de qualité dont les deux tiers n'ont pas vraiment de valeur ajoutée. Le consommateur ne s'y trompe pas, en particulier les collectivités, comme les cantines des écoles, des hôpitaux ou des homes, qui ont un poids économique important, soit 14 % du PIB lié au secteur public."

Au parlement wallon, nombre de députés regrettent que ni l'agriculture bio ni l'agriculture wallonne en général ne fassent l'objet d'un projet politique global. "On attend toujours le plan de développement stratégique du bio, déplore le député Dupriez. Il est essentiel de mieux développer les filières de transformation, de stockage, de commercialisation. Sinon, on va laisser cela dans les seules mains de la grande distribution qui fera jouer la concurrence et menacera la qualité."

Caroline Cassart, elle, interroge régulièrement le ministre sur le décret cadre pour l'agriculture wallonne, attendu depuis... la législature précédente. "Le plan bio est en cours d'étude et bien avancé, assure le ministre. Quant au décret cadre, c'est vrai, j'aurais aimé qu'il voie le jour en 2004 ou 2005, mais cela n'a pas été possible. Ensuite, on est entré dans les négociations de la PAC. On ne pouvait prendre un décret sans être certain de ne pas se faire taper sur les doigts par l'Europe.

En attendant, le rapprochement des citoyens-consommateurs du monde agricole est, lui, une bonne nouvelle. "Il y a peu, j'ai été invité à l'église d'Ernage, près de Gembloux, pour parler de l'agriculture aux fidèles pendant le sermon du curé", s'étonne, tout en s'en réjouissant, René Ladouce. Dans son dernier ouvrage collectif La Consommation critique (2), Geoffrey Pleyers, chercheur à l'UCL, constate que, si les multinationales de l'agroalimentaire gardent le monopole et s'appuient sur les techniques de marketing pour façonner le goût des consommateurs, ces derniers organisent la réplique : ils multiplient les circuits alternatifs de distribution et se transforment petit à petit en consom'acteurs. Ils ont, en tout cas, un rôle à jouer dans l'avenir de l'agriculture.

(1) Le Livre noir de l'agriculture, Fayard. (2) La Consommation critique, Desclée de Brouwer.

THIERRY DENOËL

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Un agriculteur français tué par les pesticides
Un agriculteur français tué par les pesticides
Un agriculteur français tué par les pesticides
Un agriculteur français tué par les pesticides
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Un agriculteur français tué par les pesticides
01511872011-01-20 09:43:342014-08-22 14:57:40Le VifPas de parutionNormalArticleSciencesLeVif

Un agriculteur français tué par les pesticides

Un viticulteur français est mort d'une leucémie, reconnue comme maladie professionnelle, après des expositions répétées aux pesticides.

auto2011-01-20 09:43:33http://www.levif.be/actualite/sciences/un-agriculteur-francais-tue-par-les-pesticides/article-normal-151187.htmlhttp://m.levif.be/actualite/sciences/un-agriculteur-francais-tue-par-les-pesticides/article-normal-151187.htmlhttp://www.levif.be/actualite/sciences/http://m.levif.be/actualite/sciences/
Un agriculteur français tué par les pesticides

Il se battait pour interdire l'utilisation de pesticides mais n'a pas eu le temps de gagner son combat. Yannick Chenet, un agriculteur de 43 ans, est décédé d'une leucémie contractée à la suite d'expositions répétées aux pesticides, ce samedi dans sa commune de Ruffec en Charente (côte ouest). Ce viticulteur, avait été exposé à des pesticides pendant de nombreuses années. Il avait contracté la leucémie qui l'avait empêchée de poursuivre l'exploitation de ses terres. En 2006, il avait obtenu de la Mutualité sociale agricole (MSA) la reconnaissance de maladie professionnelle pour son cancer du sang. Si aucun produit n'a été pointé du doigt par la MSA, les soupçons se sont portés sur le benzène, "fréquemment utilisé comme solvant ou diluant", selon Sud-Ouest qui précise qu'"une première jurisprudence, en 2003, concernant un agriculteur de la Meuse" lui avait permis d'obtenir satisfaction. Son combat contre l'utilisation des pesticides avait été raconté dans le film de Jean-Paul Jaud, Severn, sorti en France en novembre 2010 (voir la bande-annonce ci-dessous). Yannick Chenet, avec un autre agriculteur, Paul François, y témoignaient de leur combat contre la firme Monsanto qui fabrique les pesticides qui les ont empoisonnés.

"Arrêtons le massacre. Nous avons le devoir de clamer haut et fort que notre terroir nous tue. On ne peut rester indifférent à la mort de Yannick et à toutes les autres qui vont venir. Refusons cette omerta dont s'accommodent la majorité des agriculteurs", a réagi Jean-Paul Jaud dans Sud-Ouest.

"Nous avons la conviction très forte qu'au vu de cette nouvelle, le combat doit se poursuivre en mémoire de toutes celles et ceux qui, comme Yannick, voient leur vie s'arrêter parce qu'ils ont utilisé des produits auxquels ils n'auraient pas du être exposés", a déclaré Nadine Lauverjat, porte-parole de l'association Générations Futures.

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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