Israël construira un "mur" afin de ne pas être "submergé" par des migrants syriens et africains
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31182031La race blanche qui se croit supérieure aux autres, comme depuis 3000 ans ...2015-09-07 22:43:15michel Brasseur181463Le Vif a entamé son exode aussi: vers la l'Angleterre, elle roule de plus en plus à gauche. Ça se remarque même sur sa couverture, le rouge tire sur le vert: avant le rouge sang de boeuf? Il est temps de se varier ses sites d'infos avant d'avoir le cerveau délavé par tant de poncifs. Un peu en dehors du sujet mais bon, varier ses accès à l'info, ça peut pas faire de tort même si le tort tue parfois!2015-09-07 07:26:01Philippe Tonglet181451Mr Mali ... Non pas un mur de la honte mais un mur de protection contre l'islamisation ... vous devriez l'avoir compris2015-09-07 00:48:10Marcel Brada181435Un mur de la honte de plus. Israël a déjà pratiquement encerclé la Cisjordanie qu'elle occupe illégalement, avec des murs, et refuse le retour des réfugiés palestiniens, qui se retrouvent dans des camps depuis des décennies. Elle ne fait que poursuivre sa politique d'intolérance ! Comme si être réfugié était un choix. S'il y avait suffisamment d'aide humanitaire sur place, ces familles ne risqueraient pas leur vie pour essayer de fuir la guerre que les États-Unis ont portée chez eux au nom du dieu pétrole ou du soutien des dictateurs qui les arrangent. Quant à l'Europe, elle est incapable de prendre une position, ni même d'appliquer les positions qu'elle prend face à ces passeurs criminels !2015-09-06 23:41:00CHARLES MALI181413Charles Lemonier: les frontiéres ont été dëcidé internationalement en 1967. Du temps de Jules Caesar le territoirs des Belgae s'étendait Du Rhin á la Somme.2015-09-06 21:47:06Walter Huybrecht181399Un Benjamin Netanyahu en Belgique , voilà ce qu'il nous faut .2015-09-06 21:35:01PHILIP COOPER181383Nous n'avons pas des murs? Pas encore, pas encore. Je parie qu'en 2050 soit nous avons des murs, soit nous ressemblerons au Liban à moitié détruite par les adeptes de l'islam.2015-09-06 21:03:26Jef Dubois181375Aujourd ' hui il y a 72 murs de par le monde , pourquoi un 73 ème attise autant de critiques ? Les autres seraient -ils plus légitimes ?? Ou alors c ' est pour exprimer votre haine du JUIF ?2015-09-06 20:48:26Vladimir Scharapow181371danielle lefebvre : ... " occuper une terre musulmane " ... vous rigolez ? Ou alors revoyez vos cours d ' Histoire !!2015-09-06 20:40:12Vladimir Scharapow181363Les israéliens sont vraiment racistes2015-09-06 20:27:26michel Brasseur181359Ça c'est un mur !2015-09-06 20:24:56Tim Lamouche181347je lis les réactions et je suis éffarée de voir autant de racisme et un manque total d'humanité ,pour un peuple qui a été persécuté Israel devrait comprendre ce que cela signifie ils n'ont pourtant pas hésité à s'installer en Palestine après la guerre " occuper une terre musulmane" c'est un petit pays mais nous aussi et nos frontières n'ont pas de murs de la honte!!2015-09-06 20:05:26danielle lefebvre181337Israel est le seul pays non musulman de la région, aussi la seule democratie, le seul pays avec une économie moderne et le seul pays qui ne travaille pas a son auto destruction. L'islam serait il la cause de tous les malheurs des autres pays du voisinage? Alors pourquoi importer cette ideologie destructrice chez nous? Sommes nous devenus fous?2015-09-06 19:48:26Jef Dubois181335Ils ont tout à fait raison ! L'Arabie fait de même mais autrement, plus sournoisement, en bons arabes !2015-09-06 19:46:25GEORGES KREUTZ181333eux aussi ont compris que nous sommes face à une invasion islamique2015-09-06 19:44:01georges renard181313a force de construire des murs ce sont eux qui s'enferment : Israël : la plus grande prison du monde ! ahahah !2015-09-06 19:13:43Marc Marc BARBIER181311Quand on critique l'Europe pour sa politique immigratoire, on n'arrête pas de la démolir, mais si on critique Israël de construire des murs (de la honte), on parle d'antisémitisme!! Tristes mentalités!!2015-09-06 19:13:31Willy Surmont-Van Steen181285Ils devraient se souvenir des trompettes de Jéricho.2015-09-06 18:46:01Baudouin Petit181281Bon commentaire Pierre Dumont :-) Ainsi que celui Guy Nep .2015-09-06 18:44:42Josette Degrotte181263Au moins on ne tergiverse pas en Israël, c'est vrai que là c'est une question de survie du pays. Chapeau et respect.2015-09-06 18:32:45GUY NEP181253Eux au moins, ils défendent leur pays tout comme l'Australie.2015-09-06 18:27:09Oscar ALLARD181241... et aussi des barbelés,des miradors avec des gardes et mitrailleuses, des bergers alllemands,des douves infestées d'alligators etc etc ...ils perpétuent ce que les juifs européens ont connu...2015-09-06 18:20:49Guy Wets181207Ces gens ont subi depuis des millénaires l'agressivité arabe qui n'a cessé de les pourchasser et des les transformer en dhimis (assujettissement soumis au paiement de rançons régulières) ce qui permettait aux conquérants arabes de continuer leurs conquêtes ailleurs. Ils ont compris que ça n'est pas par la gentillesse que l'on fait bloc à l'invasion obsessionnelle des musulmans.2015-09-06 17:52:19Philippe lecomte181177Je me demande si nos media réagirons avec la même véhémence que contre la Hongrie !Merci Le Vif !! Chez vous on est informés !2015-09-06 16:13:25Pierre Dumont181155Cet Etat, formé de gens qui fuyaient les ghettos est en train de devenir un ghetto, qu'un jour il faudra fuir.2015-09-06 15:28:46Baudouin Petit181149Si il est bien un peuple qui a du "fuir" pour préserver la vie de ses citoyens, c'est le peuple juif... Et voilà que maintenant ils s'apprêtent à interdire toute demande d'asile dans leur pays ???? Surréaliste... Ils montrent leur vrai visage !2015-09-06 15:16:34Francois Piette181141Le populisme israélien associe le fanatisme nationaliste, le racisme et l''obscurantisme religieux, c'est sa spécificité. C'est pourquoi, comme les autres populismes européens ou américains, et davantage que la plupart, il unit solidement, indéfectiblement la barbarie et la décadence.2015-09-06 15:06:36Baudouin Petit181139Colonies?? Vous parlez de la Judée occupée par les Arabes (originaires d'Arabie).2015-09-06 15:06:18Charles Lemonier181135Les frontières 1967 , ou les colonies ?2015-09-06 15:03:44Walter Huybrecht181121Israël a raison.2015-09-06 14:57:31Paul Rasmont181117Israël a raison.2015-09-06 14:56:21Paul Rasmont4146492015-09-06 13:20:432015-09-06 13:47:53BelgaPas de parutionNormalArticleLe VifPar Le VifInternationalLeVif

Israël construira un "mur" afin de ne pas être "submergé" par des migrants syriens et africains

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu dimanche que son pays ne se laisserait pas "submerger" par des réfugiés syriens et africains et annoncé le lancement de la construction d'une clôture à la frontière avec la Jordanie.

yesAurélie Wehrlin2015-09-06 13:47:56http://www.levif.be/actualite/international/israel-construira-un-mur-afin-de-ne-pas-etre-submerge-par-des-migrants-syriens-et-africains/article-normal-414649.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/israel-construira-un-mur-afin-de-ne-pas-etre-submerge-par-des-migrants-syriens-et-africains/article-normal-414649.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
Israël construira un "mur" afin de ne pas être "submergé" par des migrants syriens et africains

"Nous le laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d'activistes terroristes", a affirmé M. Netanyahu lors du conseil hebdomadaire des ministres, au lendemain d'un appel du chef de l'opposition, Isaac Herzog, à accueillir des Syriens fuyant la guerre civile. "Israël n'est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugies syriens et africains (...) mais Israël est un petit État, très petit qui ne dispose pas d'une profondeur démographique et géographique, c'est pourquoi nous devons contrôler nos frontières", a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

Pour y parvenir, le Premier ministre a annoncé qu'Israël "commence aujourd'hui à construire une clôture à la frontière avec la Jordanie", le quatrième "mur" érigé par l'Etat hébreu.

Israël a déjà achevé d'ériger en 2013 une clôture électronique de 240 kilomètres le long de sa frontière avec l'Egypte. Cet ouvrage a réduit quasiment à zéro le nombre de migrants africains entrant illégalement en Israël. Plus de 50.000 d'entre eux venus essentiellement d'Érythrée et du Soudan avaient auparavant réussi à passer en Israël par le Sinaï égyptien.

Officiellement, Israël et la Syrie sont toujours en état de guerre et l'Etat hébreu interdit par la loi à ses ressortissants de se rendre en Syrie.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a quatre ans, plus de quatre millions de réfugiés ont fui vers les pays voisins comme la Jordanie, le Liban et la Turquie, mais aucun n'a tenté de rejoindre Israël.

77vif-leVifLereporter<p> </p>http://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlIsraëlB. Netanyahumur
Netanyahou, cassant cassandre
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03717132015-03-16 10:16:082015-03-16 10:16:08BelgaPas de parutionNormalArticleLe VifPar Le VifInternationalLeVif

Netanyahou, cassant cassandre

Il a bâti toute sa campagne sur la menace nucléaire iranienne. Critiqué pour son caractère froid et son aplomb, le Premier ministre sortant ne recule devant rien pour imposer ses vues, quitte à se fâcher avec Barack Obama. Sa rhétorique de la peur sera-t-elle à nouveau récompensée dans les urnes ?

auto2015-03-16 10:16:12http://www.levif.be/actualite/international/netanyahou-cassant-cassandre/article-normal-371713.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/netanyahou-cassant-cassandre/article-normal-371713.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/
Netanyahou, cassant cassandre

Tandis que Benyamin Netanyahou, lors de sa visite aux Etats-Unis, ces 2 et 3 mars, n'a cessé d'évoquer la menace nucléaire venue d'Iran, Mordechai, qui l'a suivi à la télévision depuis Israël, se disait inquiet lui aussi. Mais sa préoccupation était ailleurs. A l'approche des législatives anticipées du 17 mars, ce militant du Likoud, le parti du Premier ministre, est troublé par la campagne électorale qui tourne au référendum pour ou contre "Bibi" : "Il s'exprime beaucoup au sujet de la sécurité, mais notre mouvement a une base populaire. Nos électeurs veulent que nous parlions de leur vie quotidienne et des charges qui augmentent, d'autant qu'ils nous reprochent parfois de les avoir un peu oubliés depuis quelques années. Le Likoud ne doit pas abandonner ces sujets." Ses doutes sont partagés par Elie, membre du Likoud, lui aussi : "Il s'appuie trop sur les conseillers en image et sur les réseaux sociaux, pas assez sur les gens de terrain."

Israël avant les Israéliens

A regarder les principaux indicateurs économiques, la réélection de Netanyahou devrait être assurée : la croissance est au rendez-vous, les terrasses des restaurants sont pleines et le chômage n'inquiète guère. Beaucoup d'Israéliens pestent cependant contre la cherté de la vie et l'écart croissant entre riches et pauvres. En cinq ans, de 2008 à 2013, les prix de l'immobilier ont flambé de 55 % et les loyers, de 30 %, selon un récent rapport du contrôleur de l'Etat, le juge Yossef Shapira. Ce dernier estime que Netanyahou a attendu juillet 2010, un an après la formation de son précédent gouvernement de coalition, pour prendre en main le dossier. A ce reproche à peine voilé, la réponse du Premier ministre tient en 34 mots, sur Twitter : "Lorsque l'on parle du prix des logements et du coût de la vie, je n'oublie pas un seul instant la vie elle-même. La grande menace pour nos vies, c'est actuellement le nucléaire iranien !"

Une maladresse de plus ? Une conviction, plutôt. L'Iran est le seul enjeu vital, aux yeux de Netanyahou, et son programme atomique représenterait une menace existentielle pour l'Etat juif. Au risque de paraître obsessionnel, c'est le sujet auquel il revient toujours. "L'opinion israélienne lui reconnaît d'avoir alerté le monde il y a une quinzaine d'années sur la menace iranienne, relève Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l'Université ouverte d'Israël, à Ranaana. Il apparaît comme un monarque qui défend l'intérêt d'Israël, mais qui oublie les intérêts des Israéliens." Au fil du temps, Netanyahou n'a cessé de hausser le ton, alors que les négociations en vue d'un accord entre Téhéran et les grandes puissances (1) pourraient bientôt prendre fin. "Il ne permettra à aucun prix que l'Iran atteigne la capacité nucléaire, explique son ami franco-israélien Meyer Habib. Téhéran roule le monde dans la farine. C'est sa mission historique." La préoccupation sécuritaire ne date pas d'hier, comme le rappelle l'ancien ambassadeur Freddy Eytan, auteur d'une biographie de Netanyahou : "Son monde a basculé à la mort de son frère aîné, Yoni, lorsqu'il est monté à l'assaut d'un avion d'Air France détourné par des terroristes palestiniens, sur l'aéroport d'Entebbé, en 1976. Il a créé une fondation pour lutter contre le fléau du terrorisme."

La démagogie, pour autant, n'est jamais loin. Avant de s'envoler pour les Etats-Unis, le 1er mars, Netanyahou a joué la dramatisation en se rendant devant le mur des Lamentations, à Jérusalem. Un clin d'oeil appuyé aux nationalistes religieux et aux ultraorthodoxes, avec lesquels il compte s'allier une nouvelle fois après le scrutin du 17 mars. Dans ce pays où le président de la République désigne comme Premier ministre celui qui semble le plus apte à former un gouvernement, Netanyahou estime qu'une telle coalition lui permettra de remporter la mise face à un bloc de gauche revigoré par la création de l'Union sioniste, une alliance entre le Parti travailliste et le parti centriste Hatnuah de Tzipi Livni. Selon les calculs des experts du Likoud, le discours du Premier ministre à Washington pourrait lui faire gagner deux ou trois sièges à la Knesset.

Tandis que ses détracteurs l'accusent d'entretenir un climat de peur permanent, Netanyahou, aux Etats-Unis, a profité de sa stature d'homme d'Etat - son meilleur atout, sans doute, après six ans de mandat (neuf, si l'on compte sa première expérience gouvernementale, entre 1996 et 1999). Maîtrisant à la perfection les codes de l'Amérique, il a usé de sa voix de stentor pour jouer les cassandres, un rôle hérité en partie de son père, qui fut le collaborateur de Zeev Jabotinsky, chef spirituel de la droite sioniste dans les années 1930... A contrario, son rival principal, Yitzhak Herzog, chef de file de l'Union sioniste, a été si souvent raillé pour sa voix fluette qu'il a diffusé un clip ironique dans lequel il est doublé par une voix grave ! "Est-ce bien sérieux de ne pas me faire confiance pour cela ?" demande-t-il.

Au jeu des apparences et des comparaisons - de l'avis même de gens de gauche -, Herzog part perdant. Issu d'une lignée d'hommes exemplaires - son père, Chaim, fut président d'Israël et son grand-père, Yitzhak Halevi, grand rabbin -, cet avocat apparaît comme un nouveau venu sans expérience crédible, malgré ses fonctions passées aux ministères du Tourisme, des Relations avec la diaspora et de la Protection sociale. "En Israël, la représentation qu'on se fait du leadership n'est pas comparable à un pays européen, où prime l'économie, souligne Otniel Schneller, ancien élu Kadima. Les postes régaliens comptent, tout comme l'idéologie ou la notion de puissance. Il en va de la survie du pays." Et la longévité aux affaires est perçue comme un atout, malgré l'usure du pouvoir : "Elle confère à Netanyahou de l'autorité, note un diplomate. Un facteur important dans cette région qui en manque, dit-on, depuis les révoltes arabes de 2011."

Ces derniers jours, tous les débats ont tourné autour de la dispute entre Netanyahou et Barack Obama, que le premier est venu défier sur son terrain à l'invitation du président, républicain, de la Chambre des représentants, sans en informer la Maison-Blanche. Avec un aplomb considérable, le Premier ministre a pris le risque de briser le consensus traditionnel entre démocrates et républicains sur Israël - en 2008, il avait déjà affiché sa préférence pour Mitt Romney contre Barack Obama. Mais sa démarche est applaudie par Youval Steinitz, ministre des Affaires stratégiques : "Si Benyamin Netanyahou s'était rendu à Washington pour approuver les négociations sur le programme nucléaire iranien, cela n'aurait pas provoqué de tensions, confie-t-il au Vif/L'Express. Demander à Israël de se taire n'était ni juste ni réaliste. Nous, les juifs, avons appris de l'Histoire que nous ne devons jamais garder le silence." Le politologue de gauche Ilan Greilsammer décrypte : "Depuis la Shoah, où personne n'est venu au secours des juifs, il y a l'idée que le monde entier est contre nous et qu'Israël ne peut compter que sur lui-même et sur son armée. Une telle rhétorique, caractéristique de Netanyahou, commence à s'user. Mais elle fonctionne encore."

La visite controversée aux Etats-Unis pourrait se révéler payante. "Quand on voit comment il s'élève contre l'Amérique, comment il résiste, ça nous fait du bien", affirme Tomer Ashwal, membre du Likoud. Tous les Israéliens se souviennent que le président américain, en 2009, nouvellement élu, n'était pas passé par Jérusalem après son grand discours au Caire. Et les stratèges rappellent qu'Obama avait applaudi la révolution égyptienne, au point de lâcher Hosni Moubarak, socle de la stabilité au Proche-Orient. "La prudence de Netanyahou à l'égard de Washington s'est renforcée à ce moment-là", confie un homme de l'ombre.

Avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement, comme avec les alliés de sa coalition ou les simples citoyens, les relations personnelles ont toujours été le talon d'Achille de Netanyahou. Un signe parmi d'autres : la plupart de ses challengers de droite ont déjà travaillé sous sa coupe avant de le quitter, qu'ils soient d'extrême droite (Avigdor Lieberman, Naftali Bennett) ou du centre (Moshe Kahlon). A présent, Netanyahou semble assuré de recueillir les voix des premiers, mais certains centristes pourraient regarder ailleurs. "J'ai conseillé au Premier ministre de sortir de son bureau, de rencontrer des gens dans la rue, d'inviter certains ministres à déjeuner, confie un membre du comité central du Likoud. Peine perdue." Freddy Eytan précise : "Il est comme son père : un outsider, qui n'appartient ni à l'intelligentsia ni à l'establishment." Son verbe, son mépris pour les règles du jeu, son culot et son train de vie sont souvent fustigés.

"La chance de Bibi, c'est qu'il n'a aucun poids lourd en face"

Pour autant, personne ne se risque à le déclarer vaincu. Netanyahou a déjà été réélu à trois reprises. Pas si mal, pour un politicien jugé froid et méfiant, qui polarise les critiques comme aucun autre et dont l'épouse, Sarah, ne contribue guère à adoucir l'image : soupçonnée d'avoir empoché des consignes de bouteilles achetées par l'Etat, elle fera l'objet d'une enquête judiciaire au lendemain des élections. "La chance de Bibi, glisse un membre du Likoud, c'est qu'il n'a aucun poids lourd en face."

Dans son appartement, à Jérusalem, l'historien Zeev Sternhell semble las. "Si Netanyahou repasse, ce sera la routine, lance-t-il. Rien ne changera. Ni dans la société, ni en ce qui concerne les Palestiniens. Dans deux ou trois ans, une nouvelle guerre nous opposera au Hamas, à Gaza, qui se révoltera face à une situation intenable. Israël continuera de s'enfoncer dans un cul-de-sac. Si la gauche était sérieuse, elle dirait que notre problème existentiel dépend non pas de l'Iran, mais de nos relations avec les Palestiniens. Nos petits-enfants devront vivre avec eux pendant des générations." De cet avenir-là, on ne parle guère.

De notre envoyé spécial, Romain Rosso

(1) Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine et Allemagne. A lire : Israël et ses paradoxes, par Denis Charbit. Le Cavalier bleu, 2015.

77vif-leVifLereporter<p> </p>http://www.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlhttp://m.levif.be/actualite/auteurs/le-vif-77.htmlIsraëlB. Netanyahu
01445652010-03-24 10:13:462014-08-22 14:10:27Le VifPas de parutionNormalArticleInternationalLeVif

Un malaise toujours présent lors de la rencontre Obama-Netanyahu

La discrétion était de mise lors de la rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama, à Washington. Malgré un silence tendu, l'entrevue semble s'être déroulée dans une "bonne atmosphère", a indiqué un communiqué officiel à Jérusalem.

auto2010-03-24 10:13:45http://www.levif.be/actualite/international/un-malaise-toujours-present-lors-de-la-rencontre-obama-netanyahu/article-normal-144565.htmlhttp://m.levif.be/actualite/international/un-malaise-toujours-present-lors-de-la-rencontre-obama-netanyahu/article-normal-144565.htmlhttp://www.levif.be/actualite/international/http://m.levif.be/actualite/international/

La discrétion était de mise lors de la rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama, à Washington. Malgré un silence tendu, l'entrevue semble s'être déroulée dans une "bonne atmosphère", a indiqué un communiqué officiel à Jérusalem.

La Maison Blanche a tenu à rester discrète sur les entrevues entre les deux chefs d'Etat. Le gouvernement américain refusait ce mardi de qualifier tant le ton des discussions que leur teneur. Et pourtant, depuis quelques semaines, les Etats-Unis et Israël sont en désaccord sur la question de la colonisation à Jérusalem. Avant même de commencer l'entretien avec le président Barack Obama, M. Netanyahu donnait le ton en déclarant que "si les Américains soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant un gel de la construction de colonies à Jérusalem, le processus politique risque d'être bloqué pendant un an". Malgré cette obstination du Premier ministre israélien, Barack Obama a entamé les discussions qui ont duré environs 90 minutes. Au même moment, les médias israéliens informaient que la municipalité de Jérusalem avait donné son feu vert final à la construction de 20 logements à l'emplacement d'un hôtel palestinien à Jérusalem-Est. Deux semaines plus tôt, Israël infligeait une autre claque au Vice Président Joe Biden lors de sa visite, en annonçant 1600 nouvelles constructions à Jérusalem-Est. Le gouvernement américain et plusieurs autres Etats avaient alors condamné les décisions du gouvernement israélien sur l'expansion des colonies. Malgré tout, la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a assuré à Benjamin Netanyahu que le Congrès était "aux côtés d'Israël", au moment même où les relations entre les deux pays traversent une crise grave. "Nous, au Congrès, nous sommes aux côtés d'Israël. C'est un point sur lequel nous avons un engagement au-delà des clivages partisans", a ajouté Mme Pelosi, lors de la visite de M. Netanyahu au Capitole. Le Premier ministre israélien a réagi en se félicitant du soutien du Congrès américain et en assurant qu'il était "profondément apprécié" par le peuple israélien. Lundi, M. Netanyahu restait toujours aussi ferme sur la question des colonies à Jérusalem. Lors de son discours devant l'AIPAC, le principal groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, le Premier ministre d'Israël a réaffirmé que "Jérusalem n'est pas une colonie mais bien la capitale d'Israël". L'Autorité palestinienne a jugé de son coté que les propos M. Netanyahu de ces derniers jours "menacent les efforts américains et internationaux pour relancer le processus de paix". S. Uyttenhoef avec Belga

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