Syrie: soutien croissant à des frappes, assurent Washington et Paris

08/09/13 à 07:02 - Mise à jour à 07:02

Source: Le Vif

(Belga) Les Etats-Unis et la France ont assuré ce week-end engranger un soutien croissant à leur volonté de frapper le régime syrien, après l'appui politique de l'Europe et de la moitié des pays du G20 à une réponse "forte" qui se garde toutefois de parler d'action militaire.

Syrie: soutien croissant à des frappes, assurent Washington et Paris

Le président François Hollande a affirmé samedi qu'il pensait que le Congrès américain voterait sur un recours à la force armée "jeudi ou vendredi" et précisé attendre le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'utilisation des armes chimiques "sans doute à la fin de la semaine" prochaine. "Il y a un certain nombre de pays -un nombre à deux chiffres- qui sont préparés à prendre part à une action militaire", a affirmé le secrétaire d'Etat John Kerry, samedi soir lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue français Laurent Fabius. "Nous avons plus de pays préparés à agir militairement que ce qu'il nous faudrait en fait pour l'action militaire en projet", a-t-il ajouté, sans préciser leur identité. John Kerry a salué la déclaration "très puissante" de l'UE sur la Syrie, se disant "encouragé". Cette déclaration se limite cependant à souligner la nécessité d'une "réponse forte" à l'usage d'armes chimiques, sans se prononcer sur sa forme. Dans le même temps, la Suède et la Pologne mettaient en garde contre les réactions impulsives au conflit en Syrie estimant que tout effort international demandera un engagement "pour les décennies à venir". Parallèlement à la séquence diplomatique qui vient de s'achever avec le G20 et l'UE, et qui se poursuivra dimanche par une rencontre à Paris de John Kerry avec des représentants de la Ligue arabe, Washington et Paris continuent à faire pression sur leurs opinions publiques, hostiles à un engagement militaire. Dans leur déclaration émise à Vilnius, les 28 membres de l'UE affirment qu'il existe de "fortes présomptions" sur la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans la mort de centaines de civils le 21 août. (Belga)

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