Sudpresse - "Il y a une certaine hypocrisie à dire que tout est bien sauf le titre"

21/11/13 à 11:42 - Mise à jour à 11:42

Source: Le Vif

(Belga) Sudpresse a réagi sans grande surprise, jeudi, à l'annonce de la saisine par l'AJP du Conseil de déontologie journalistique (CDJ) concernant sa une du 6 novembre dernier, dans le cadre de l'inculpation pour assassinat du député wallon Bernard Wesphael. Le rédacteur en chef de Sudpresse, Michel Marteau, défend sans regret le titre utilisé dans le cadre de cette une: "Sa femme ne s'est pas suicidée: c'est un ASSASSINAT! ". "Notre position ne change pas", précise Michel Marteau. "La vérité officielle était à ce moment-là, et est d'ailleurs toujours, que le chef d'inculpation est 'assassinat'. Nous n'avons fait que répercuter cette vérité".

Sudpresse - "Il y a une certaine hypocrisie à dire que tout est bien sauf le titre"

"Il y a une certaine hypocrisie qui fait dire 'tout est bien sauf le titre'", précise-t-il, qualifiant l'affaire de "faux problème". "Pour moi, soit l'ensemble du travail est irréprochable, et je pense que c'est le cas ici, soit il y a un problème général. A l'intérieur des pages, tout était expliqué, nous racontions qu'il s'agissait d'une inculpation, etc". L'AJP, qui évoque la présomption d'innocence pour justifier la saisine du Conseil de déontologie, ne met d'ailleurs en cause que le titre en une de Sudpresse, et non les informations écrites à l'intérieur des pages. Cette une controversée n'avait pas manqué de provoquer de vives réactions sur internet. Selon Michel Marteau, en revanche, les lecteurs eux-mêmes n'en avaient pas été choqués outre mesure. "Nous n'avons reçu aucune réaction de nos lecteurs à ce sujet", affirme-t-il. "Quand on dit la vérité en Belgique, et surtout en Belgique francophone, ça crée toujours un tollé...", conclut le rédacteur en chef. (Belga)

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