Soixante-et-un journalistes tués au cours du premier semestre de l'année 2014

21/07/14 à 18:03 - Mise à jour à 18:03

Source: Le Vif

(Belga) L'Ukraine était le pays le plus dangereux au monde pour les journalistes, avec sept membres d'entreprises médiatiques qui y ont perdu la vie durant les six premiers mois de l'année, ressort-il lundi d'une enquête de l'International News Safety Institute (INSI), qui étudie la sécurité des reporters travaillant dans des environnements dangereux. Durant le premier semestre de l'année 2014, ce sont 61 journalistes au total qui ont perdu la vie dans l'exercice de leur fonction à travers le monde. Il s'agit d'une augmentation significative par rapport à l'année passée à la même période, avec quatorze journalistes décédés.

Soixante-et-un journalistes tués au cours du premier semestre de l'année 2014

Dans l'est de l'Ukraine, au moins cinq employés d'entreprises médiatiques ont été tués ces deux derniers mois. Le caméraman russe Anatoly Klyan est ainsi décédé alors qu'il voyageait vers le nord de Donetsk dans un bus qui a été attaqué. Le collaborateur de la télévision russe Igor Kornelyuk et le preneur de son Anton Voloshin ont, eux, perdu la vie durant une attaque près de Lugansk. Le journaliste italien Andrea Ronchelli et l'interprète russe Andrey Mironov sont morts alors qu'ils couvraient des combats entre les troupes du gouvernement et les séparatistes pro-Russes près de Slaviansk. C'est la première fois que l'Ukraine se trouve dans le top cinq depuis que l'INSI a commencé à dénombrer les journalistes décédés, il y a plus de dix ans. En Irak, également, six journalistes ont perdu la vie. L'Irak est depuis longtemps sur la liste noire et les journalistes dans le pays sont souvent victimes de menaces et de violences. La situation de la sécurité s'est détériorée depuis que le groupe terroriste sunnite fondamentaliste EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) a lancé une offensive de grande échelle en juin. La Syrie et le Pakistan se trouvent respectivement à la troisième et quatrième place, avec chacun cinq reporters tués. En 2012 et 2013, la Syrie était le pays le plus dangereux pour les journalistes. En outre, quatre journalistes ont perdu la vie en Afghanistan et trois aux Philippines. Toujours selon l'enquête de l'INSI, 36 journalistes sont décédés lors de conflits armés, tandis que 25 autres ont succombé en temps de paix alors qu'ils travaillaient sur des faits de criminalité ou de corruption. Enfin, la plupart des journalistes sont des victimes locales: 49 sont en effet morts dans leur propre pays. (Belga)

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