Secours Rouge : La chambre des mises en accusation se penchera le 11 décembre sur le dossier

16/10/12 à 13:54 - Mise à jour à 13:54

Source: Le Vif

(Belga) La chambre des mises en accusation de Bruxelles se penchera le 11 décembre prochain sur le dossier relatif à quatre membres du Secours Rouge inculpés pour participation à des activités terroristes. Les quatre inculpés sont soupçonnés par le parquet fédéral de participation à des activités d'un groupe terroriste, le Parti communiste politico-militaire (PCPM).

Secours Rouge : La chambre des mises en accusation se penchera le 11 décembre sur le dossier

Le PCPM avait été fondé à l'automne 2004 en Italie. Une vingtaine de ses membres avaient été arrêtés en février 2007 car ils étaient soupçonnés de préparer des attaques contre de hauts responsables. Lors d'une perquisition chez l'un des suspects, les enquêteurs avaient trouvé des photos d'identité ainsi que des données anthropométriques de l'ex-membre des CCC Bertrand Sassoye, de la journaliste Wahoub Fayoumi, de Constant Hormans et d'Abdallah Ibrahim Abdallah. Le parquet fédéral a ouvert une enquête dans la foulée et les quatre inculpés ont été arrêtés le 5 juin 2008, avant d'être remis en liberté quelques semaines plus tard. En avril dernier, la chambre du conseil de Bruxelles a prononcé un non-lieu à l'égard des quatre inculpés pour la prévention de participation aux activités d'une organisation terroriste. Ceux-ci avaient cependant été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour tentative de faux en écriture. Le parquet fédéral avait néanmoins interjeté appel de cette ordonnance de non-lieu. Par ailleurs, 12 membres du PCPM ont été condamnés par la justice italienne à des peines de prisons allant de 10 jours à 15 ans pour terrorisme mais les décisions ont été par la suite cassées par la Cour de cassation italienne qui a constaté que les membres du PCPM avaient été poursuivis pour terrorisme alors que la prévention retenue à leur encontre aurait dû être banditisme. Le dossier était ce mardi au menu de la chambre des mises en accusation de Bruxelles mais il a été reporté car celle-ci veut disposer d'une traduction de l'arrêt de la Cour de cassation italienne, ce qui devrait être le cas pour le 11 décembre. (BRUNO FAHY)

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