Voir des hommes partout, un réflexe d'auto-protection

18/10/12 à 09:35 - Mise à jour à 09:35

Source: Le Vif

Une étude américaine a démontré par une série d'expériences que, face à une silhouette inconnue, hommes et femmes ont tendance à l'identifier à un homme. Il s'agirait là d'un réflexe de survie ancestral.

Voir des hommes partout, un réflexe d'auto-protection

© Thinstock

Les humains voient des hommes partout. Selon des psychologues de l'Université de Californie à Los Angeles, lorsque les hommes et les femmes sont confrontés à une silhouette, ils ont tendance à l'identifier comme étant celle d'un homme par pur réflexe de survie, pour s'auto-protéger.

Pour mener l'expérience, les chercheurs ont demandé à une trentaine d'étudiants et étudiantes de regarder une vingtaine de silhouettes humaines, toutes de même taille, mais avec un changement progressif du rapport taille-hanches: de la silhouette "sablier" caractéristique du genre féminin, à la silhouette massive signant le genre masculin.

Les volontaires ont été invités à dire si chacune des silhouettes était de sexe masculin ou féminin, l'idée étant d'identifier le niveau où ils percevaient un changement de genre, en sachant que la démarcation entre la forme d'une femme et celle d'un homme se situe normalement à un rapport taille-hanches de 0,8. Pourtant, les étudiants ont placé la limite à environ 0,68 en moyenne. Autrement dit, pour être identifiable à une femme, la silhouette devait plutôt présenter les courbes d'une pin-up.

Un réflexe d'auto-protection

Selon Kerri Johnson, une des auteurs de l'étude publiée ce mercredi dans la revue scientifique britannique Proceedings of the Royal Society B, il ne s'agit pas d'erreurs de perception mais d'un réflexe de survie ancestral, pour s'auto-protéger. Un homme a en effet plus de probabilité de représenter une menace physique qu'une femme, et notre perception par défaut est de se préparer au risque.

La psychologue a admis que des facteurs culturels ou ethniques pouvaient influencer le jugement. "Si nous devions tester cela dans différentes populations, nous aurions probablement le même effet de base, le même type de jugement", a-t-elle cependant estimé.

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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