"Si je ne peux plus faire de recherches parce qu'elles suscitent la controverse, autant arrêter"

07/09/17 à 09:50 - Mise à jour à 09:54
Du LeVif/l'Express du 01/09/17

Directeur de recherches FNRS au Centre Giga Consciousness et au Coma Science Group de l'université et du CHU de Liège, le neurologue Steven Laureys est réputé internationalement pour ses travaux avec les patients dans le coma. Rencontre avec un passionné dont les recherches ont été couronnées par le prix Francqui 2017.

Comment, dans les cas de coma profond et états prolongés de conscience altérée que vous rencontrez, décider de la vie ou de la mort ?

La prévention est ce qui importe le plus. D'où mon appel réitéré à désigner une personne de confiance telle que la loi la définit. Cela peut être un ami ou votre médecin de famille, auquel vous expliquez comment vous concevez une existence dans la dignité, et qui a alors le droit de prendre des décisions à votre place. Certes, vous pouvez aussi établir une déclaration de volonté négative, appelée autrefois " testament de vie ", par laquelle vous indiquez quels examens et traitements vous ne souhaitez pas subir en cas d'incapacité. Mais cette démarche est plus difficile parce qu'il est impossible de prévoir tous les scénarios.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires