Regarder la télé-réalité rend narcissique

13/06/16 à 12:29 - Mise à jour à 13:34

Source: Le Vif

Depuis 1970, le phénomène du narcissisme a augmenté aux États-Unis. Cela s'expliquerait par les programmes télévisés de divertissements et la culture people, selon une étude américaine publiée en 2008 et rééditée en 2012.

Regarder la télé-réalité rend narcissique

Letters on cubes spelling ego, me, my, mine. © Getty Images/iStockphoto

Les scientifiques ont mené une enquête sur 565 étudiants américains en leur demandant le nombre de temps qu'ils passaient devant la télévision et sur quel type de programmes, puis de choisir entre deux citations celles qui les définissaient le mieux. L'une de ces citations était nombriliste. Constat amer : ceux qui regardent trois, voire cinq heures par jours la télévision, notamment les émissions sportives, de télé-réalité et des talk-shows politiques, sont plus sujets à être des personnes narcissiques et égocentriques. À l'inverse, les personnes qui regardent des émissions "sérieuses" comme le journal télévisé sont des personnes moins nombrilistes, ce sont, selon l'enquête," des citoyens engagés envers leur prochain".

Hausse des étudiants narcissiques

Rebelote, en 2012, sort la même étude, avec d'autres étudiants. Les scientifiques font un autre constat. Le narcissisme touche de plus en plus les étudiants. De 2008 à 2012, le nombre d'étudiants narcissiques a augmenté de 1,5 point en moyenne. Et cela pourrait s'expliquer, selon l'étude, par la montée en puissance des émissions de divertissements. Les étudiants sont des proies faciles pour ce genre d'émissions qui prônent l'amour de soi. Ils ont tendance à mimer ce qu'ils voient à la télévision. Des émissions de télé-réalité comme L'incroyable famille Kardashian ou encore The apprentie, émission du candidat républicain à l'investiture présidentielle, Donal Trump, attire beaucoup les étudiants.

Cette hausse d'étudiants narcissiques n'est pas prête de diminuer, avec les nouvelles technologies, il est plus facile de suivre les émissions via les smartphones et cela, n'importe où et à n'importe quelle heure.

Johanna Bukasa-Mfuni

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