Pourquoi le décollage de Solar Impulse est à nouveau reporté

26/05/15 à 07:37 - Mise à jour à 07:37

Source: Belga

L'avion révolutionnaire Solar Impulse 2 n'a pas décollé comme prévu mardi de Chine pour mettre le cap sur Hawaï, en raison de la couverture nuageuse au-dessus de Nankin et de la mer du Japon, ont annoncé les organisateurs.

Pourquoi le décollage de Solar Impulse est  à nouveau reporté

Le Solar Impulse 2 © Belga

Après plusieurs reports dus à la météo défavorable, l'appareil devait prendre son envol tôt mardi depuis la ville orientale de Nankin, où il était cloué depuis le 21 avril, pour la plus périlleuse des étapes de son tour du monde, durant laquelle le pilote suisse André Borschberg devait tenir, seul aux commandes, six jours et six nuits de suite.

L'appareil, propulsé par la seule énergie solaire, avait à accomplir une distance de 8.500 km pour rejoindre l'île américaine de Hawaï.

Jamais Solar Impulse 2 n'a volé au-dessus d'un océan ni n'est resté en l'air plus de 24 heures: c'est dire si cette traversée constitue un défi technologique et un exploit aéronautique historiques.

"Les conditions au-dessus du Pacifique ne sont pas idéales, mais nous voulons saisir l'occasion. Nous croyons pouvoir réussir!", avait tweeté André Borschberg, quelques heures avant le départ, finalement reporté.

André Borschberg, 62 ans, avait reçu les encouragements de son binôme dans ce tour planétaire, l'explorateur suisse Bertrand Piccard, qui lui avait lancé sur Twitter un vibrant "Bonne chance!".

Les ailes de Solar Impulse 2 sont tapissées de plus de 17.000 cellules photovoltaïques. L'équipe souhaite promouvoir par ce voyage l'usage de l'énergie renouvelable, et en particulier l'énergie solaire.

Solar Impulse 2 est parti le 9 mars d'Abou Dhabi (Emirats arabes unis). Il a fait escale au sultanat d'Oman, en Inde, en Birmanie, puis en Chine.

Au total, l'appareil parcourra 35.000 kilomètres, à une vitesse relativement modeste (entre 50 et 100 km/h), en survolant deux océans.

Cette circonvolution, à 8.500 mètres d'altitude au maximum, était prévue au départ pour durer cinq mois, dont 25 jours de vol effectif, avant un retour à Abou Dhabi.

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