Le tombeau de l'évêque de Vitry livrera-t-il ses secrets ?

08/09/15 à 16:12 - Mise à jour à 16:08

Source: Belga

C'est ce mardi qu'est organisée l'ouverture du tombeau de l'évêque Jacques de Vitry à Oignies (Aiseau-Presles, Hainaut). Ses ossements seront ensuite transférés auprès de chercheurs de l'Université de Namur pour effectuer des prélèvements et des analyses ADN et ainsi approfondir les connaissances sur Jacques de Vitry lui-même et le Trésor d'Oignies.

Le tombeau de l'évêque de Vitry livrera-t-il ses secrets ?

Le Trésor d'Oignies © Hughes Dubois - Coll. Fondation Roi Baudouin

"Le caractère exceptionnel réside dans le fait de confronter l'histoire aux sciences exactes comme l'ADN", signale Etienne Brouillard, chargé de communication de la Société archéologique de Namur. D'après lui, le Trésor d'Oignies est "une des sept merveilles de Belgique".

"Il y a deux volets: les ossements de Jacques de Vitry et les mitres", explique-t-il. En effet, la tradition historique veut que l'évêque inhumé au prieuré d'Oignies en 1241 et le propriétaire des mitres liées au Trésor d'Oignies soient la même personne, Jacques de Vitry, dignitaire religieux et mécène décédé à Rome en 1240.

Ces affirmations n'ont toutefois jamais été infirmées ou confirmées. Pour vérifier, la Société archéologique lance donc avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin le projet scientifique Cromioss. "On sait déjà que le squelette est incomplet. Les ossements seront exhumés et inventoriés. L'examen anthropologique permettra de vérifier si c'est bien un homme, du 13e siècle, etc...", ajoute Etienne Brouillard.

Innovation scientifique en région namuroise, Cromioss fait appel à plusieurs disciplines: archéologie, anthropologie, biologie mais également physique nucléaire, pour faire avancer l'histoire.

"L'ADN sera comparé avec des objets censés avoir appartenu à Jacques de Vitry comme des mitres. Celles-ci seront elles aussi analysées (techniques de fabrication, pigments etc), poursuit Etienne Brouillard.

Les os du 13e siècle sont fragiles et précieux. Les chercheurs de l'UNamur "s'exercent" donc d'abord sur des ossements, également du 13e siècle mais d'importance moindre, prêtés par le département archéologique du SPW.

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