Le statut social détermine l'apparence d'une personne

16/05/13 à 11:14 - Mise à jour à 11:14

Source: Le Vif

La position sur l'échelle sociale détermine la taille, le poids, mais aussi l'image de soi. C'est ce que conclut le sociologue Dieter Vandebroeck de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).

Le statut social détermine l'apparence d'une personne

© Reuters

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne suffit pas de manger et de faire du sport pour améliorer son apparence physique et se sentir mieux. "Ce n'est pas du tout aussi simple", déclare Vandebroeck. "L'idée que tout le monde puisse atteindre un type d'idéal de beauté en dépit de son statut social, est inexacte".

Cercle vicieux

Les personnes en bas de l'échelle sont plus grosses, plus petites et se trouvent plus laides. Les groupes sociaux les plus faibles sont touchés davantage par l'obésité, se voient de ce fait confronter à de plus en plus de préjugés, s'excluent de l'espace public et finissent par entretenir un cercle vicieux."

Le sociologue de la VUB a étudié l'image de soi et les caractéristiques physiques de Flamands. Il s'est basé sur ses propres études et sur huit enquêtes différentes réalisées en Flandre et en Belgique. Les hommes et femmes sans diplôme secondaire sont plus gros et plus petits que leurs congénères ayant étudié à l'université.

Une faible image de soi

Les personnes moins qualifiées se trouvent systématiquement moins attirantes que les groupes ayant fait des études supérieures. Le fossé entre l'image de soi et l'idéal de beauté se creuse selon la position sur l'échelle sociale. "Les causes sont diverses", déclare Vandebroeck."Dans les classes sociales moins aisées, le corps est souvent un instrument de travail. C'est pourquoi l'alimentation doit être surtout riche en calories. En outre, pour elles, l'alimentation constitue souvent une forme primaire de luxe."

La perception de temps explique également la mauvaise hygiène de vie de personnes peu qualifiées. "La santé est quelque chose d'abstrait. On fait quelque chose aujourd'hui pour en tirer profit dans vingt ou trente ans. Cette perspective à long terme est problématique pour cette catégorie sociale plus faible."

Belga/TE

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