Le point G a-t-il enfin été découvert ?

25/04/12 à 19:51 - Mise à jour à 19:51

Source: Le Vif

Une équipe de scientifiques américains affirme avoir localisé le point G sur le cadavre d'une femme de 83 ans. Une découverte qui relance le débat sur la célèbre zone du plaisir féminin, objet de polémique depuis de nombreuses années.

Le point G a-t-il enfin été découvert ?

© Thinkstock

Long de 8,1 mm, large de 3,6 mm et haut de 0,4 mm. Voilà la description du point G, selon une étude publiée ce mercredi dans le Journal of the sexual medicine.

La petite cavité secrète du plaisir féminin se trouverait donc sur la face dorsale de la membrane périnéale, à 16,5 mm de la partie supérieure de l'urètre, créant un angle de 35° avec la bordure latérale de celui-ci. Vous avez suivi? Plus d'excuse, c'est désormais très précis.

Pour le trouver, l'équipe du gynécologue américain Adam Ostrzenski, de l'Institut de gynécologie à Saint-Petersbourg, en Floride, a procédé à la dissection de la paroi intérieure d'un vagin sur le cadavre d'une femme de 83 ans, précise France Soir.

Manque de recherches

Que l'existence du point G soit confirmée par cette dernière découverte ou non, l'important est que la recherche avance. Car la preuve scientifique de "l'existence anatomique du point G a un impact potentiel sur la recherche pratique et clinique dans le domaine des fonctions sexuelles de la femme", conclut l'article du professeur Adam Ostrzenski.

Le débat n'est pas nouveau. Le docteur Ernest Gräfenberg est le premier à avancer la thèse de l'existence d'une zone érogène vaginale très sensible : en 1950. Depuis, la polémique fait rage... mais la recherche piétine.

La gynécologue Odile Buisson, dans Qui a peur du point G?, soulignait le manque de recherches scientifiques (et non psychologiques) sur la sexualité féminine. Car si la recherche a permis de développer une petite pilule bleue pour le plaisir des hommes, lorsqu'une femme soulève un problème de frustration, c'est souvent vers un psy qu'elle est dirigée. Prouvant ainsi la difficulté de la communauté scientifique à estimer que le plaisir féminin puisse être physique.

Lucie Soullier, L'Express.fr

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