Le fer du poignard de Toutankhamon issu d'une météorite

02/06/16 à 15:48 - Mise à jour à 16:44

Source: The Guardian

Des chercheurs ont analysé la composition métallique du poignard retrouvé dans la tombe de Toutankhamon, qui "suggère fortement une origine extra-terrestre".

Le fer du poignard de Toutankhamon issu d'une météorite

© REUTERS

Un poignard enterré avec le roi Toutankhamon a été forgé dans du fer issu d'une météorite, selon une nouvelle analyse de la composition de l'objet. Ces résultats ont été publiés cette semaine dans la revue Meteoritics & Planetary Science.

En 1925, l'archéologue Howard Carter a découvert deux poignards dans le tissu qui enveloppait le Roi, momifié il y a 3.300 ans. Un en fer et l'autre avec une lame en or. Celui en fer, qui a un manche en or, intrigue les chercheurs depuis des décennies. Si les peuples ont travaillé le cuivre, le bronze et l'or depuis 4.000 avant J.-C., la ferronnerie est arrivée bien plus tard. Elle était rare dans l'Egypte ancienne et le métal qui compose le poignard n'était pas rouillé lors de sa découverte.

"Un cadeau des Dieux"

Des chercheurs italiens et égyptiens ont analysé ce métal pour déterminer sa composition chimique. Selon eux, la teneur élevée en nickel, ainsi que son niveau de cobalt, "suggèrent fortement une origine extra-terrestre". Ils ont comparé cette composition à des météorites tombées dans les 2.000 km aux alentours de la mer Rouge, et ont pu déceler des taux similaires dans l'une d'entre elles. Cette dernière, du nom de Kharga, a été trouvée à 240 km environ à l'ouest d'Alexandrie.

"Comme les deux seuls objets précieux en fer datant de l'Egypte ancienne qui ont été analysés sont originaires d'une météorite, nous suggérons que les Egyptiens de l'époque attribuaient beaucoup de valeur au fer météoritique pour la production d'objets ornementaux ou cérémoniaux", écrit l'équipe qui a mené l'analyse. La raison de cette valeur se trouve dans l'importance qu'avait le ciel pour les Egyptiens. "Quelque chose qui tombe du ciel est considéré comme un cadeau des Dieux", a expliqué une égyptologue à la revue Nature.

En savoir plus sur:

Nos partenaires