La première roche analysée sur Mars par Curiosity est inhabituelle

12/10/12 à 06:57 - Mise à jour à 06:57

Source: Le Vif

La première roche analysée sur Mars par deux des instruments du robot américain Curiosity a une composition inhabituelle comparativement à ce qui était connu jusqu'alors sur la planète rouge, ont indiqué jeudi des scientifiques de la mission.

La première roche analysée sur Mars par Curiosity est inhabituelle

© Reuters

La composition de cette roche de la taille d'un ballon de football ressemble à celles, rares mais connues sur la Terre, qui proviennent de volcans. "Cette roche est très similaire dans sa composition chimique d'un type de rocher trouvé dans de nombreuses régions volcaniques", a expliqué lors d'une téléconférence de presse Edward Stolper, de l'Institut de Technologie de Californie et un des principaux scientifiques de la mission Curiosity.

"Mais avec seulement un spécimen martien de ce type à ce stade, c'est difficile de savoir si le même processus que celui connu sur la Terre a produit cette roche", a-t-il dit tout en ajoutant que "c'est une hypothèse logique pour expliquer son origine".

Sur la Terre, ces roches se sont généralement formées dans le manteau de la planète sous la croûte à partir de la cristallisation de magma relativement riche en eau sous de très fortes pressions, a expliqué le scientifique.

La roche, baptisée "Jake Matijevic", a été examinée à distance par le spectromètre à rayon X de particules Alpha (APXS) monté sur le bras robotisé du robot ainsi que par son laser dit ChemCam perché sur le haut de son mât.

Curiosity, muni au total de dix instruments scientifiques, va également bientôt analyser la composition du premier prélèvement de sable martien. Le robot qui s'était arrêté sur un amas de sable avait prélevé un premier échantillon du sol afin de nettoyer et de tester son matériel de prélèvement géologique.

La Nasa a également déterminé que l'objet brillant observé sur le sol près du robot il y a quelques jours n'était qu'un morceau de plastique venant d'une protection qui ne compromet en rien son fonctionnement comme cela avait été craint.

Le Vif.be, avec Belga

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