Deux grandes vagues migratoires ont bouleversé la vie des chasseurs-cueilleurs

03/05/16 à 15:54 - Mise à jour à 15:53

Source: Afp

Le séquençage de l'ADN de 51 Européens du Paléolithique supérieur révèlent que l'Europe a subit deux épisodes de déplacements massifs de population entre l'arrivée des premiers hommes modernes et leur sédentarisation, 30.000 ans plus tard.

Deux grandes vagues migratoires ont bouleversé la vie des chasseurs-cueilleurs

Archive. © Reuters

"L'analyse des 51 génomes nous révèle que les chasseurs-cueilleurs ont vécu des changements dramatiques pendant leurs 30.000 ans d'existence", a expliqué à l'AFP Cosimo Posth de l'Université de Tübingen en Allemagne, coauteur de l'étude.

Les premiers humains modernes ont gagné l'Europe il y a environ 45.000 ans, se répandant sur tout le continent et chassant les hommes de Néandertal. Mais on connaît mal ce qu'il est advenu de ces populations après leur arrivée.

"Les données génétiques montrent qu'il y a 37.000 ans tous les Européens venaient d'une même population fondatrice", a expliqué dans un communiqué David Reich de la Harvard Medical School aux Etats-Unis, coauteur de l'étude.

Selon l'étude, le première grand bouleversement dans la répartition de la population intervient à la fin de la dernière période glaciaire.

Quand les glaciers ont reculé, il y a environ 19.000 ans, l'Europe du Nord a été intégralement repeuplée par les chasseurs-cueilleurs de sud-ouest de l'Europe, notamment par ceux qui peuplaient l'Espagne.

Le deuxième mouvement de population que les chercheurs ont pu déduire des analyses génétiques est intervenu il y a environ 14.000 années.

C'est alors les populations du sud-est de l'Europe (la Turquie, la Grèce ...) qui ont envahi l'ensemble de l'Europe, chassant les hommes venus de l'Ouest.

"Nous avons trouvé la première preuve de lien génétique entre les Européens et les Proche-Orientaux, un premier mélange qui daterait d'il y a environ 14.000 années", a expliqué Cosimo Posth.

Selon les chercheurs la part d'hérédité néandertalienne chez les Européens a diminué de près de moitié au cours des 45.000 dernières années.

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