Cette technologie qui fait parler les oeuvres du Louvre

18/02/18 à 10:45 - Mise à jour à 10:45
Du Le Vif/L'Express du 15/02/18

Sous le Louvre, à Paris, à l'abri des regards, le C2RMF est un des laboratoires les plus secrets du ministère français de la Culture. Ses instruments high-tech scrutent les plus grands trésors du patrimoine. Visite guidée.

Et en plus, elle respire. Aglaé ne se contente pas de posséder l'oeil le plus acéré de la place parisienne, elle a un coeur. A six pieds sous terre, dans les entrailles du pavillon de Flore, près du Louvre, cet accélérateur de particules - le seul au monde dédié à l'étude du patrimoine - émet un souffle rauque et continu. " Autour de la machine, il y a une dizaine de pompes à vide qui font un bruit assourdissant ", explique Claire Pacheco, ingénieure au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF). Aglaé n'est donc pas qu'une des trois Grâces de la Grèce antique associées à la beauté, mais aussi un acronyme : Accélérateur Grand Louvre d'analyse élémentaire. " Elle nous permet de scruter des chefs-d'oeuvre sans les abîmer ", résume la responsable de l'instrument. Ce serpent d'acier - 27 mètres de longueur pour une dizaine de tonnes - bombarde sa cible de particules non élémentaires (protons, cellules alpha, deutons) à environ 30 000 kilomètres par seconde. " A une telle vitesse, les matériaux ciblés sont stimulés et émettent un rayonnement caractéristique de chaque élément chimique, détaille Claire Pacheco. Un par un, nous les analysons. "
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