77 millions d'euros de plus pour la mission ExoMars 2020

16/06/16 à 21:58 - Mise à jour à 21:58

Source: Belga

Une bouffée d'oxygène: la mission Exomars 2020 va recevoir 77 millions d'euros supplémentaires de la part des principaux pays européens qui participent à ce projet d'exploration de la planète Mars mené en partenariat avec la Russie, a-t-on appris jeudi auprès de l'Agence spatiale européenne (ESA).

77 millions d'euros de plus pour la mission ExoMars 2020

Une nouvelle photo de Mars a été délivrée par le télescope Hubble. © Hubble

Initialement prévue en 2018, cette mission chargée d'envoyer un robot forer en profondeur le sol de la planète rouge dans l'espoir d'y retrouver des traces de vie passée, a dû être repoussée à 2020, en raison de retards industriels tant du côté européen que russe.

Le report, annoncé en mai par l'ESA, occasionne des coûts supplémentaires.

A l'occasion de la réunion du Conseil de l'ESA à Paris, mercredi, "nous avons demandé aux pays membres s'ils voulaient poursuivre la mission" au vu de ces nouveaux éléments, a expliqué David Parker, directeur des vols habités et de l'exploration à l'ESA.

"Il y a eu une décision unanime de tout le Conseil de l'ESA de continuer le programme", a-t-il ajouté.

Les quatre principaux pays qui participent à la mission (Italie, Royaume-Uni, Allemagne, France) ont accepté d'injecter 77 millions d'euros supplémentaires pour permettre à leurs industriels (Thales Alenia Space Italie, Airbus, OHB...) d'aller de l'avant dans la préparation du projet, a-t-il dit.

La question du financement d'ExoMars 2020 sera à nouveau discutée lors de la conférence ministérielle de l'ESA en décembre à Lucerne (Suisse) car la mission a encore besoin d'une rallonge budgétaire.

L'ESA ne précise pas son montant car des négociations sont encore en cours avec les industriels.

Le robot d'ExoMars 2020 sera chargé notamment de percer le sol de Mars jusqu'à deux mètres de profondeur et de prélever des échantillons qui seront analysés sur place. Il explorera une zone où se trouvent des argiles très anciennes.

L'espoir est de trouver des traces de molécules organiques qui auraient pu se trouver sur Mars il y a environ quatre milliards d'années, lorsque sa surface ressemblait plus ou moins à celle de la Terre, au moment où la vie est apparue sur notre planète.

De son côté, la sonde russo-européenne ExoMars 2016, lancée le 14 mars, poursuit sa route vers la planète rouge sans problème. Elle vient d'envoyer ses premières images de Mars. La caméra haute définition de la sonde, fournie par la Suisse, fonctionne bien. La sonde est chargée d'aller "renifler" certains gaz de l'atmosphère martienne, notamment le méthane, dans l'espoir de trouver des indices de formes de vie actuelles.

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