Scandale de la viande de cheval - Les Verts européens veulent des campagnes pour changer les habitudes des consommateurs

25/02/13 à 15:00 - Mise à jour à 15:00

Source: Le Vif

(Belga) Le scandale de la viande de cheval plaide en faveur d'une consommation plus avertie de viande, estiment les Verts européens. Lors d'une conférence de presse lundi, plusieurs eurodéputés ont appelé à privilégier la qualité sur la quantité. Ils veulent des campagnes de sensibilisation sur ce thème.

Scandale de la viande de cheval - Les Verts européens veulent des campagnes pour changer les habitudes des consommateurs

Alors que le scandale continue de prendre de l'ampleur en Europe, les députés ont esquissé des propositions de réforme, notamment en matière de politique agricole, de bien-être animal et de marchés publics. Ils veulent notamment interdire les transports d'animaux vivants sur plus de huit heures. Ils appellent aussi à rendre obligatoire un étiquetage strict de la viande, précisant le(s) lieu(x) de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux. Lors des dernières négociations sur l'étiquetage alimentaire, une telle obligation n'a été retenue que pour le boeuf, a rappelé l'eurodéputé suédois Carl Schlyter. "Le Parlement européen réclamait de l'étendre au poulet, au poc et au mouton, mais les ministres se sont battus" durement pour limiter la portée du texte, a-t-il dit. Or, selon lui le coût du scandale aujourd'hui excède celui qu'aurait demandé la mise en place d'un étiquetage complet. Derrière les obligations légale, les Verts voudraient encourager les consommateurs à se détourner de la viande, en particulier de la viande à bas prix, et plaident pour des campagnes de sensibilisation, comme le "Jeudi Veggie" en Belgique. "Ne pas manger de viande un jour par semaine n'est pas trop difficile, même si vous êtes accro", affirme Bart Staes (Groen). "Les gens doivent être conscients des conséquences des bas prix. Si vous achetez de la viane à (un prix plancher), il est clair que l'animal a souffert", renchérit M. Schlyter. "La concurrence sur les prix est la porte ouverte à la fraude", estime pour sa part l'Allemande Rebecca Harms, co-cheffe du groupe parlementaire. (WAE)

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