Vitamine D: suspension de l'Uvestérol D suite au décès d'un nourrisson

04/01/17 à 07:50 - Mise à jour à 07:52

Source: Belga

Une procédure de suspension de la commercialisation de l'Uvestérol D, produit par le laboratoire français Crinex, a été engagée, a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Cette mesure a été décidée à la suite du décès d'un nourrisson en décembre.

Vitamine D: suspension de l'Uvestérol D suite au décès d'un nourrisson

Marisol Touraine © AFP

"Les conclusions des investigations disponibles à ce jour mettent en évidence un lien probable entre le décès et l'administration de l'Uvestérol D", a expliqué mercredi, dans un communiqué séparé, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). "Aussi, en dépit des mesures de réduction des risques mises en place depuis 2006 pour sécuriser l'administration et le renforcement des recommandations, l'ANSM lance, par mesure de précaution, une procédure contradictoire auprès du laboratoire en vue de la suspension de la commercialisation de sa spécialité Uvestérol D, dans les prochains jours", a précisé l'agence.

Un nourrisson âgé de dix jours était décédé le 21 décembre après avoir reçu une dose d'Uvestérol D, un médicament très courant utilisé contre la carence en vitamine D et produit par le laboratoire français Crinex. Dans l'attente de la décision définitive de l'ANSM sur le médicament, Marisol Touraine "appelle, par mesure de précaution, les parents à ne plus administrer d'Uvestérol D à leurs enfants". "Je souhaite rassurer les parents qui ont donné de la vitamine D, sous quelque forme que ce soit, à leurs enfants: ils ne courent aucun danger", ajoute la ministre dans un communiqué, précisant que "seul l'Uvestérol D est concerné par cette procédure, pas les autres spécialités à base de vitamine D". "Mais je leur demande, à titre de précaution, d'arrêter le traitement par Uvestérol D", a-t-elle ajouté. "Je leur garantis une information transparente, objective et fiable. Et je mets tout en oeuvre pour leur proposer, en lien avec les professionnels de santé, une solution alternative." "C'est le mode d'administration spécifique du produit qui présente des risques (et pas la vitamine D)", a souligné la ministre.

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