Une alimentation riche en graisses peut favoriser la dépression

31/03/15 à 15:31 - Mise à jour à 15:30

Manger gras peut-il nous rendre dépressif ? C'est en tout cas la mise en garde d'une récente étude, qui fait le lien entre malbouffe et dépression.

Une alimentation riche en graisses peut favoriser la dépression

© iStock

On le sait, une alimentation riche en matières grasses provoque une prise de poids et peut causer des problèmes cardiovasculaires. Mais cela pourrait aussi avoir des conséquences négatives sur la santé mentale, pouvant aller jusqu'à provoquer la dépression, rapporte Science Daily. C'est en tout cas ce que révèle une récente étude de l'Université de Louisiane (États-Unis), publiée dans la revue Biological Psychiatry.

Ces conclusions proviennent de recherches menées sur des souris. Les chercheurs ont implanté le microbiome (flore intestinale) de souris obèses, nourries à base d'un régime alimentaire riche en graisses, sur des souris saines. Après plusieurs observations et examens, il s'est avéré que les souris ont commencé à montrer des signes extérieurs d'anxiété, des troubles de la mémoire ainsi que des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Elles présentaient également une inflammation du cerveau, qui serait la cause du développement d'une dépression, selon une autre étude récente.

Pour John Krystal, rédacteur en chef de la revue Biological Psychiatry et chef du service de psychiatrie à l'Université de Yale (États-Unis), "cette étude suggère que les régimes riches en graisse affectent la santé du cerveau, notamment en perturbant la relation symbiotique entre les humains et les micro-organismes qui occupent nos voies digestives ".

Ce n'est pas la première fois qu'une étude de ce genre a lieu. D'autres précédentes recherches ont fait un lien entre troubles mentaux (dépression, anxiété...) et obésité. En 2014, une étude australienne avait aussi révélé les conséquences négatives d'un régime en gras et sucres sur la santé mentale, précise le site 20minutes.fr. Cependant, aucune autre étude n'avait mis le lien entre le rôle de la flore intestinale et le fonctionnement du cerveau de manière si évidente.

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