Tabac/alcool: les jeunes pourraient ne pas vivre aussi longtemps que leurs grands-parents

23/09/15 à 07:40 - Mise à jour à 07:47

Source: Belga

L'Europe a accompli des progrès considérables en matière de santé et se place en bonne position pour atteindre les objetcifs fixés dans le cadre de sa stratégie "Santé 2020". Mais il existe un risque que le tabac et l'alcool minent ces efforts si leur consommation continue à évoluer au rythme actuel.

Tabac/alcool: les jeunes pourraient ne pas vivre aussi longtemps que leurs grands-parents

© Reuters

C'est ce qui ressort d'un rapport du bureau régional européen de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les jeunes pourraient ainsi ne pas vivre aussi longtemps que leurs grands-parents. D'après ce rapport, publié mercredi, l'espérance de vie augmente de façon constante en Europe. Cependant, la région pâtit des taux les plus élevés au monde de tabagisme et de consommation d'alcool. "Combinés à l'obésité, ils pourraient diminuer la longévité des générations futures", avertit le Dr Zsuzsanna Jakab, directrice du bureau européen de l'OMS.

L'Organisation mondiale de la Santé note néanmoins que des progrès ont été réalisés, notamment en Europe de l'Ouest, pour réduire les facteurs de risque. "Les politiques menées en matière de consommation d'alcool, comme le contrôle des prix et de la disponibilité des boissons alcoolisées, portent petit à petit leurs fruits", souligne-t-elle. Le tabagisme a, lui, fortement baissé dans 39 pays sur les 41 étudiés, entre 2010 et 2012.

Mais un Européen sur trois se déclare toujours accro à la cigarette. Les plus grands fumeurs étant les Russes, les Géorgiens et les Grecs. A l'inverse des Danois et des Islandais. Le rapport pointe par ailleurs les taux de vaccination contre la polio (95,4% en 2012) et la rougeole (94,6% en 2012) qui, même s'ils sont élevés, ne permettent toujours pas d'éradiquer ces maladies.

Enfin, l'OMS relève des progrès encourageants dans la réduction des inégalités face aux soins de santé, mais rappelle qu'il reste encore beaucoup à faire, notamment contre le risque pour les patients confrontés à des frais de santé trop élevés de sombrer dans la pauvreté.

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