Manger plus sainement sans dépenser plus, c'est possible

09/11/17 à 15:12 - Mise à jour à 15:28

Il est possible de manger des produits de meilleure qualité, locaux et bio sans dépenser plus. À condition de faire quelques adaptations au moment de vos achats.

Manger plus sainement sans dépenser plus, c'est possible

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Si vous pensez que manger plus local, plus sain et plus de produits bio va forcément vous coûter plus cher, vous vous trompez. Il est en effet possible d'améliorer la qualité de son assiette sans se ruiner, affirme une étude réalisée par le WWF France et ECO2 Initiave.

Le rapport a comparé un panier standard d'une famille de 4 personnes (2 adultes et deux enfants) avec un panier "flexitarien" du même type. Selon la définition du WWF, une famille flexitarienne mange des protéines animales (viande ou poisson) seulement 4 fois par semaine. Les trois autres jours, elle consomme des protéines végétales. Selon le modèle de WWF, les flexitariens se contentent également de deux repas par semaines contenant des produits transformés par l'industrie, contre un repas par jour pour une famille type.

Manger plus sainement sans dépenser plus, c'est possible

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En comparant ces deux modes de consommation, WWF a constaté que le panier d'achats des flexitariens était 21 % moins cher. On passe ainsi de 187 euros par semaine à 147 euros par semaine. Cette différence peut donc servir à acheter des produits plus chers, mais de meilleure qualité : bio, locaux, labellisés, etc., recommande l'ONG.

Ce qui revient à dire que manger plus sain et de meilleure qualité coûte le même prix, à condition de ne pas manger de produits animaux tous les jours et de pratiquement oublier les produits industriels.

Un effort qui aurait un réel impact sur l'environnement puisqu'une réduction des aliments industriels (très énergivores) permettrait de baisser de 38% l'impact carbone du panier moyen d'une famille de 4 personnes, selon les calculs de l'ONG.

Le WWF recommande donc d'inverser la tendance des cinquante dernières années qui a vu la consommation de protéine animale et de produits transformés augmenter de manière fulgurante.

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