Les roux menacés d'extinction à cause du réchauffement climatique ?

08/07/14 à 15:54 - Mise à jour à 15:54

Source: Le Vif

Le gène des cheveux roux pourrait être menacé par le réchauffement climatique.

Les roux menacés d'extinction à cause du réchauffement climatique ?

© Reuters

Le réchauffement climatique pourrait bien signifier la fin des roux en Écosse selon des chercheurs pour qui le gène des cheveux roux est une réaction génétique destinée à survivre aux jours particulièrement sombres en Écosse, et ce, en stimulant davantage la production de vitamine D. "Si le climat change, cela aura des effets sur ce gène" explique dans le journal The Independant l'expert en ADN Alistair Moffat qui travaille pour ScotlandsDNA.

De trop beaux jours sonnent-ils le glas des roux en Écosse ?

Certains prédisent que le changement climatique va entraîner davantage de jours ensoleillés en Écosse. Ce qui fait que ses habitants ne seront plus aussi bien adaptés à leur environnement. Cette théorie est néanmoins à prendre avec des pincettes puisqu'elle ne se base sur aucune étude scientifique. Contrairement à la couleur rousse qui a une explication scientifique, comme le signale le site slate.fr : "la rousseur provient d'une synthèse appelée phaeomélanine. C'est à cause de cette différence que les roux sont plus sensibles que les autres au soleil. C'est aussi à cause d'elle que perdure le préjugé selon lequel les roux sentent mauvais. En réalité, la phaeomélanine contient près de 10% de soufre. La transpiration sur une peau contenant du soufre donne une odeur différente."

Les gens qui ont une peau claire et des cheveux roux sont donc plus sensibles à la lumière et leur peau est plus susceptible d'être endommagée par le soleil. Seuls 1 à 2 % de la population a les cheveux roux. En Écosse, ce pourcentage s'envole pour atteindre les 13% de la population. Ce qui fait qu'on y dénombre 650.000 personnes qui arborent une tignasse flamboyante. Par ailleurs, 40% de la population écossaise est également porteuse du gène roux.

Cependant, si l'on en croit les chercheurs de la ScotlandsDNA, il y en aura de moins en moins à l'avenir. Mais que les aficionados de cette couleur chatoyante se rassurent, cela devrait prendre de très nombreuses années...

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