Les Flamands se sentent en moins bonne santé que les Wallons

12/09/13 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Le Vif

Les Flamands se sentent en moins bonne santé que les Wallons, selon les résultats de la grande enquête menée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) auprès des visiteurs de l'édition 2012 du Salon de l'alimentation de Bruxelles et dont les résultats ont été publiés jeudi.

Les Flamands se sentent en moins bonne santé que les Wallons

© Thinkstock

Les Flamands s'attribuent ainsi un score de 71 sur 100, tandis que les Wallons évaluent leur état de santé à 76 sur 100. Ce résultat, qualifié de frappant par les auteurs de l'étude, ne dit cependant rien sur l'état de santé réel des intéressés.

Près de 1.000 visiteurs du Salon se sont ainsi soumis au bilan de santé proposé sur le stand de l'Unité de Médecine générale de la VUB. Les participants ont ensuite complété un questionnaire détaillé. Leur taille, leur poids, leur tour de taille, leur pression artérielle, leur glycémie et leur taux de cholestérol ont ensuite été mesurés. Les visiteurs étaient également invités à évaluer leur propre santé sur une échelle allant de 1 (le plus mauvais) à 100 (le meilleur).

L'enquête a ainsi permis de montrer qu'un état de santé auto-rapporté médiocre est surtout le fait de personnes souffrant de diabète, de surpoids, de maladies cardio-vasculaires et de fumeurs. Mais les seniors et les personnes ayant été confrontés à un cas de cancer du sein ou de maladie cardiaque dans leur famille s'estiment aussi en moins bonne santé.
Pas d'explication

La raison de cet écart entre les Flamands et les Wallons est toutefois difficile à déterminer, selon les auteurs de l'étude, étant donné que les conditions socio-économiques rencontrées en Wallonie sont globalement plus faibles et que la consommation médicale y est aussi plus importante.

Une consommation médicale accrue peut cependant avoir un effet rassurant, selon le professeur Devroey qui pointe alors un problème dans le recours aux soins médicaux ainsi que des différences culturelles pour expliquer le phénomène.

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