Les Belges de plus en plus préoccupés par le stress et les insomnies

10/03/15 à 19:42 - Mise à jour à 19:42

Source: Belga

Jamais les Belges n'ont effectué autant de recherches sur internet à propos du stress et des troubles du sommeil qu'en 2014, a annoncé mardi Newpharma, le site de pharmacie en ligne, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la journée mondiale du sommeil de ce vendredi 13 mars.

Les Belges de plus en plus préoccupés par le stress et les insomnies

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"Selon Google trends, le nombre de recherches comprenant le mot 'stress' a augmenté de 13,3% entre 2013 et 2014. Cette augmentation est même de 77% pour le terme 'anti-stress'", a annoncé Mike Vanderhooft, CEO de Newpharma.

Le nombre de recherches sur les termes concernant les troubles du sommeil ('kan niet slapen', 'manque de sommeil', etc.) ont également progressé de façon spectaculaire avec une augmentation de plus de 170% pour le terme néerlandais.

Newpharma a également annoncé avoir enregistré une augmentation de ses commandes pour des médicaments sans ordonnance ou des compléments alimentaires censés améliorer le sommeil.

"Les ventes des ces produits ont tout simplement doublé entre 2013 et 2014", a indiqué M. Vanderhooft, "alors que l'ensemble de nos ventes ont augmenté dans le même temps de 30,6%".

Selon le neurologue Michel Osseman, des cliniques universitaires UCL-Mont Godinne, le stress au travail reste la cause principale des troubles du sommeil en Belgique. "Un sondage Securex a constaté une augmentation de 18% des signalements pour stress au travail entre 2010 et 2014", a-t-il indiqué, ajoutant que les personnes restant trop longtemps au sein de la même entreprise et les travailleurs plus âgés étaient davantage touchés.

"Les troubles du sommeil sont une conséquence de ce stress. Celui-ci provoque des insomnies qui peuvent, en retour, provoquer un stress chronique qui aura pour conséquence des insomnies chroniques", a résumé le Dr Osseman.

"Pour soigner le symptôme, les Belges ont recours à des compléments alimentaires (à 49%), des remèdes naturels (39%) et de la médication (12%)", a-t-il indiqué, faisant valoir l'utilité d'une démarche globale contre les insomnies. "On ne peut pas réduire le problème à un problème de pilule", a-t-il lancé.

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