Le lait maternel reste l'aliment de choix pour un nouveau-né

02/08/16 à 10:59 - Mise à jour à 10:59

Source: Belga

Le lait de la propre mère reste l'aliment de choix pour un nouveau-né, prématuré ou né à terme. A défaut du lait de la propre mère, le recours au lait de don est préférable à l'utilisation d'un lait artificiel pour prématuré, souligne le Conseil supérieur de la santé (CSS) dans un avis publié mardi.

Le lait maternel reste l'aliment de choix pour un nouveau-né

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"L'alimentation exclusive des prématurés avec du lait maternel doit être favorisée", souligne le CSS dont les recommandations concernent les prématurés dont l'âge gestationnel est inférieur ou égal à 28 semaines et/ou de très faible poids à la naissance (moins d'un kilo), hospitalisés dans les unités de soins intensifs néonataux.

En raison du risque de contamination par des germes pathogènes, un contrôle bactériologique du lait de la propre mère doit être organisé dans tous les services de soins intensifs néonataux. Cette surveillance bactériologique doit s'accompagner d'un renforcement des mesures d'hygiène et de prévention classiques.

Le Conseil préconise la non-utilisation ou la pasteurisation des laits bactériologiquement contaminés destinés aux prématurés de très faible poids à la naissance. De même, le Conseil recommande de pasteuriser le lait des mères séropositives pour le cytomégalovirus (CMV) lorsque celui-ci est destiné aux prématurés d'un âge gestationnel inférieur ou égal à 28 semaines.

La pasteurisation du lait maternel des femmes séropositives pour le CMV, soit quelque 60% des femmes enceintes, élimine complètement ce risque de transmission, tandis que les propriétés anti-infectieuses et immunologiques du lait restent essentiellement intactes.

Afin de favoriser l'alimentation exclusive des grands prématurés au lait maternel, le CSS préconise de relancer l'activité des banques de lait (centre de collecte, de traitement et de redistribution du lait maternel) pour permettre une gestion optimale du lait de la propre mère et du lait de don. "Cette pratique implique cependant que certains risques infectieux bactériens et viraux soient pris en considération et gérés rigoureusement."

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