Le by-pass gastrique de plus en plus populaire

23/04/14 à 10:45 - Mise à jour à 10:45

Source: Le Vif

Selon une enquête réalisée par les mutualités socialistes, et rapportée par nos confrères du Knack, le nombre d'opérations de réduction d'estomac a plus que doublé en dix ans. En 2012, l'INAMI a remboursé pas moins de 11.000 interventions .

Le by-pass gastrique de plus en plus populaire

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Pour comprendre cette augmentation significative, les mutuelles socialistes ont interrogé leurs membres ayant subi une telle opération. Si ces interventions leur coûtent très cher (elles remboursent plus de 5.000 euros du prix total de 8.500 euros environ), elles diminuent les troubles médicaux tels que le diabète, le taux cholestérol et la tension et permettent de réduire la consommation de médicaments.

"Les patients ont perdu 30 kilos en moyenne après l'intervention et ces dix dernières années leur poids est resté relativement stable. Mais leur santé s'est également améliorée. Sept patients sur dix se sentent bien ou même très bien depuis l'opération" explique le docteur Patrick Galloo, responsable de la recherche et du développement, à nos confrères de Knack.

Ces dernières années, les chirurgiens utilisent surtout le by-pass gastrique, une technique qui consiste à réduire le volume de l'estomac et à faire passer la nourriture directement dans l'intestin grêle en modifiant le circuit alimentaire.

Malgré leurs avantages incontestables, Patrick Gallo souligne que les opérations de ce type ne sont pas à sous-estimer. Ainsi, certains patients n'oseraient plus se rendre au restaurant de peur de vomir. De plus, si les patients mangent trop vite, une grande quantité d'aliments peut se retrouver dans l'intestin grêle sans avoir été digérée auparavant, entraînant maux de ventre, nausées, tremblements, palpitations, évanouissements, etc. Aussi, le médecin conseille-t-il vivement de se faire suivre par un diététicien après l'opération.

Pour être remboursés de l'intervention, les patients doivent avoir suivi un régime pendant au moins un an et leur indice de masse corporelle doit dépasser les 40, ou les 35. Les mineurs ne bénéficient pas de ce remboursement.

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