La solitude tue plus que l'obésité

04/09/13 à 10:54 - Mise à jour à 10:54

Source: Le Vif

La solitude ne serait pas seulement pénible, elle est aussi mortelle. Tellement toxique, qu'elle tuerait deux fois plus que l'obésité.

La solitude tue plus que l'obésité

© Thinkstock

La solitude représenterait un risque sanitaire majeur selon slate.fr. Selon des études sur les personnes âgées, et reprises par le site, ceux qui n'ont pas ou très peu d'interactions sociales ont deux fois plus de risque de mourir prématurément. Un taux presque comparable à celui des fumeurs et presque deux fois supérieur à celui de l'obésité.

L'expression seul à en crever n'est pas un mythe La solitude, ou autrement dit l'isolement social, réduirait aussi les défenses immunitaires et augmenterait les inflammations. Qui a leur tour augmente les risques d'arthrite, maladies cardiaques et diabète. Si la solitude se prolonge, la personne seule peut aussi développer ce que les scientifiques appellent la "dérobade sociale". Ce qui consiste à ne plus chercher qu'à s'autopréserver en restant à la marge de la société, en perpétuelle méfiance envers les autres. Un cercle vicieux qui renforce la solitude et dont il est difficile de sortir.

Je me sens si seul

On peut être entouré de gens et pourtant se sentir seul. Ce qui importe en réalité, ce n'est pas la quantité des interactions sociales, mais la qualité de ces dernières. Or, à l'air des réseaux sociaux, la qualité a parfois tendance à se diluer dans la quantité. Pire, selon certaines études, facebook et autre viendraient au contraire nourrir un certain sentiment de solitude. À tel point que les gens ont même tendance à se sentir plus seuls qu'auparavant. À titre d'exemple, aux États-Unis dans les années 80, ils n'étaient que 20% à déclarer se sentir seuls alors qu'aujourd'hui ils sont près de 40%. Une telle honnêteté est étrange quand on sait que la solitude est quelque chose de difficilement avouable socialement puisqu'associée à une notion de paria.

Malheureusement, rencontrer des gens reste une question d'alchimie. Aussi regrettable que cela puisse être pour la santé publique, les interactions sociales ne se prescrivent pas encore sur ordonnance.

ML

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