La Belgique, probable point de départ d'une contamination d'oeufs par un insecticide

01/08/17 à 18:01 - Mise à jour à 18:00

Source: Belga

Les oeufs sur le marché belge sont toutefois sans danger, selon l'Afsca.

La Belgique, probable point de départ d'une contamination d'oeufs par un insecticide

Illustration. © REUTERS/Nigel Roddis

La Belgique constitue le probable point de départ d'une contamination par du Fipronil, un insecticide, de centaines de milliers d'oeufs vendus à la consommation par de nombreux élevages de volailles aux Pays-Bas. L'Allemagne semble également concernée. D'après l'agence de presse ANP, la source se trouve ainsi vraisemblablement dans une société située à Ravels, non loin de la frontière néerlandaise, qui fournit des pesticides à des entreprises de volaille. Une perquisition y avait d'ailleurs eu lieu il y a quelques jours.

D'après plusieurs entreprises de volaille néerlandaises, la substance a été introduite dans des élevages qui avaient fait appel à la société néerlandaise Chickfriend, située à Barneveld, pour mener un traitement contre le pou rouge, un parasite très néfaste pour les poules.

La Nederlandse Voedsel- en Warenautoriteit (NVWA), équivalent local de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, a invité lundi la population néerlandaise à ne pas consommer des oeufs portant certains codes en raison de leur haute concentration en Fipronil et du danger qu'ils représentent.

En grande quantité, cet insecticide peut en effet se révéler nocif pour les reins, le foie et la glande thyroïdienne. Couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les puces, les acariens et les tiques, il est interdit dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire, tels que les poules.

Depuis mercredi passé, "environ 180 élevages de volailles ont été bloqués à cause de la présence suspectée de fipronil", constatée lors de "prélèvements d'échantillons d'oeufs, d'excréments et de viande", a expliqué la NVWA.

"Le nombre d'élevages touchés est encore provisoire, l'analyse de 600 échantillons prélevés étant encore en cours", a précisé une porte-parole. "Les éleveurs concernés doivent faire détruire tous les oeufs par une entreprise spécialisée et soumettre à la NWVA un plan pour évacuer le fumier afin de préserver l'environnement", a-t-elle poursuivi.

L'organisme chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire précise qu'une enquête est en cours et se fait en collaboration avec les autorités belges. Celle-ci se dirige non seulement vers l'entreprise d'où est partie la contamination, que la NVWA se refuse à nommer, mais aussi vers les potentiels fournisseurs.

Depuis lors, une certaine inquiétude a vu le jour en Allemagne au sujet des oeufs provenant de Belgique et des Pays-Bas. L'Etat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en a ainsi rappelé près d'un million après avoir découvert, à un point d'emballage et de distribution, la présence de l'insecticide dans certains oeufs.

Quelque 1,3 million d'oeufs ont également transité par ce point avant de prendre la direction de la Basse-Saxe. Le ministère de l'Agriculture y a alors immédiatement ordonné de les retirer des étals.

On ignore si d'autres Etats allemands sont concernés.

Les oeufs sur le marché belge sont sans danger, selon l'Afsca

Il n'y a actuellement aucune preuve que consommer des oeufs représenterait un danger pour la santé publique, a assuré mardi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

L'Agence a mis fin au commerce des oeufs où l'on suspecte une telle contamination. Les entreprises de volaille concernées ne peuvent provisoirement plus faire sortir leurs marchandises de leurs usines.

Des échantillons y ont en outre été prélevés et sont actuellement analysés. Des nouvelles mesures pourraient suivre en fonction des résultats, précise encore l'Afsca.

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