L'obésité continue de croître dans les pays de l'OCDE

27/05/14 à 15:58 - Mise à jour à 15:58

Source: Le Vif

La majorité des habitants des pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sont en surpoids ou obèses, ressort-il du rapport sur l'obésité publié mardi par l'organisme. Ces affections sont en expansion continue, même si elles ont progressé plus lentement ces cinq dernières années que précédemment.

L'obésité continue de croître dans les pays de l'OCDE

En Belgique, 13,8% de la population adulte se considère comme obèse, dont 14,4% de femmes et 13,1% d'hommes. Ces données datent toutefois de 2008. Notre pays se classe légèrement sous la moyenne de l'OCDE (15% d'obèses).

Ces cinq dernières années, les niveaux d'obésité sont restés stables en Angleterre, en Corée, aux États-Unis et en Italie, mais ils ont augmenté de 2 à 3% en Australie, au Canada, en Espagne, en France, au Mexique et en Suisse. Les Etats-Unis restent les champions de l'obésité, avec plus de trois adultes sur 10 concernés. Ils sont suivis par le Mexique et la Nouvelle-Zélande. Les pays européens qui comptent le plus d'obèses sont la Hongrie et le Royaume-Uni. De l'autre côté de l'échelle, on retrouve la Corée (2,1% d'adultes obèses), la Suisse et l'Italie.

Dans l'ensemble des pays de l'OCDE, un enfant sur cinq est en surpoids. Ce taux atteint même un sur trois dans des pays tels que la Grèce, l'Italie, la Slovénie et les États-Unis. L'obésité touche majoritairement les personnes issues de classes défavorisées, sauf aux Etats-Unis et au Mexique, où le statut socio-économique ne semble pas jouer un rôle prépondérant.

Pour Michele Cecchini, spécialiste de la santé à l'OCDE, "la crise économique peut avoir contribué à faire encore davantage progresser l'obésité mais, dans la plupart des pays, les pouvoirs publics doivent intensifier leurs efforts pour enrayer la montée de ce phénomène." Un nombre croissant de pays ont adopté des politiques de prévention, relève tout de même l'institution basée à Paris. Leur efficacité doit cependant encore faire l'objet d'analyses poussées.

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