L'excision est en déclin, mais elle menace encore 30 millions de fillettes

23/07/13 à 12:51 - Mise à jour à 12:51

Source: Le Vif

Cette pratique reste "presque généralisée" dans certains pays d'Afrique et du Moyen-Orient, d'après un rapport de l'Unicef. Encore largement pratiquée en Somalie, en Guinée et en Egypte, elle est en net recul au Kenya, en Tanzanie ou au Ghana.

L'excision est en déclin, mais elle menace encore 30 millions de fillettes

© Reuters

Plus de 125 millions de filles et de femmes dans le monde sont excisées et 30 millions de fillettes pourraient le devenir, prévient l'Unicef dans un rapport qui passe en revue 29 pays. Néanmoins, l'excision, soit l'ablation des organes génitaux externes féminins, déclinerait de façon significative.

Selon l'organisation de la défense des droits des enfants, l'excision perdure dans certains pays d'Afrique et du Moyen-Orient en raison de l'acceptation dont elle jouit au sein des sociétés concernées.

Illégale dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada notamment, la pratique a fait l'objet d'une condamnation de l'ONU, qui a appelé à y mettre fin.

Une tendance à la baisse

Au niveau mondial, le rapport soutient que "30 millions de fillettes risquent d'être mutilées dans les dix prochaines années même si l'excision "tend à devenir de moins en moins répandue".
Avec 98% des femmes entre 15 et 49 ans qui ont été excisées, la Somalie est le pays où cette pratique est la plus répandue dans le monde. Viennent ensuite la Guinée avec 96%, Djibouti avec 93%, puis l'Egypte avec 91%.

En revanche, au Kenya et en Tanzanie, "les femmes âgées de 45 à 49 ans sont trois fois plus susceptibles d'avoir été excisées que les filles entre 15 et 19 ans", souligne l'Unicef.
Au Ghana, 60% des femmes de 40 ans et plus ont subi une excision, contre 16% pour les adolescentes.

"Globalement, le soutien dont l'excision jouissait tend à décliner", note le texte. "Le défi consiste maintenant à faire en sorte que les filles et femmes, mais aussi les jeunes garçons et les hommes, s'expriment très clairement pour que cette pratique nuisible soit abandonnée", a souligné la directrice générale adjointe de l'Unicef, Geeta Rao Gupta.

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