L'éducation protège contre la crise, le tabac et l'obésité

25/06/13 à 14:11 - Mise à jour à 14:11

Source: Le Vif

Les titulaires de diplômes de l'enseignement supérieur sont moins touchés par le chômage en période de crise, fument moins et sont moins susceptibles de devenir obèses, selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dévoilé mardi.

L'éducation protège contre la crise, le tabac et l'obésité

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"L'écart en termes d'emploi entre les jeunes qui ont un bon niveau d'instruction et ceux qui ont abandonné tôt leurs études n'a cessé de se creuser pendant la crise", souligne le 21e rapport "Regards sur l'éducation" de l'OCDE.

L'organisation a passé au crible une trentaine d'indicateurs (salaires des profs, taille des classes...) dans les pays membres de l'organisation ainsi qu'en Afrique du sud, Arabie saoudite, Argentine, au Brésil, en Chine, Inde, Indonésie et Russie.

La plupart des données s'arrêtent en 2011 et ne prennent donc pas en compte les restrictions budgétaires ultérieures dans le cadre de la crise de la dette. "Aujourd'hui, il est plus important que jamais de quitter l'école avec un bon niveau de qualification", déclare le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria, cité dans un communiqué.

Il enjoint les pouvoirs publics à "axer leurs efforts sur les mesures en faveur des jeunes", notamment "moins qualifiés, les plus exposés au risque de bas salaire".

Le taux de chômage de ceux qui n'ont pas terminé le lycée est presque trois fois plus élevé (13%) que celui des diplômés de l'enseignement supérieur (5%).

Et les diplômés du supérieur perçoivent en moyenne un salaire de 50% plus élevé que les diplômés du secondaire.

Pour la première fois, le rapport s'est penché sur la corrélation entre le degré d'instruction, le tabagisme et l'obésité. En moyenne, les diplômés de l'enseignement supérieur ont une probabilité moitié moindre de devenir obèses, par rapport à ceux qui se sont arrêtés au secondaire.

De même, dans des pays de l'OCDE où 30% des adultes fument tous les jours, ce taux grimpe à 37% chez ceux qui se sont arrêtés au secondaire, mais descend à 21% chez les diplômés du supérieur.

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