Il y a 124 millions d'enfants obèses dans le monde, dix fois plus qu'il y a 40 ans

11/10/17 à 08:39 - Mise à jour à 08:39

Source: Belga

Le nombre d'enfants en surpoids extrême a atteint 124 millions dans le monde, une masse multipliée par 10 au cours des 40 dernières années, observe l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mercredi, mettant en cause la publicité pour les aliments et une nourriture saine trop coûteuse.

Il y a 124 millions d'enfants obèses dans le monde, dix fois plus qu'il y a 40 ans

© Getty Images/iStockphoto

Dans une large étude épidémiologique, la plus conséquente à ce jour, l'agence onusienne et l'Imperial College London, ont analysé le poids d'environ 130 millions d'enfants et d'adolescents afin de déterminer comment leur morphologie a évolué depuis le milieu des années 70.

Seulement 10% de l'augmentation du nombre d'enfants trop gros est liée à la croissance de la population. Dans 90% des cas, le problème croissant de l'obésité est en cause, selon le chercheur du collège Majid Ezzati. En plus des 124 millions d'enfants obèses, 123 millions sont en surpoids.

Dans les pays riches, l'augmentation de l'obésité infantile a marqué le pas récemment, alors que le problème commence à se poser dans des économies émergentes ou en développement, comme la Chine et l'Inde, selon l'étude qui a été publiée dans The Lancet.

"Cette tendance inquiétante reflète l'impact du marketing alimentaire et des politiques menées à travers le monde, qui rendent les nourritures saines trop onéreuses pour les familles et communautés", en conclut le chercheur.

Il plaide pour que les gouvernements prennent des mesures et lèvent des taxes pour protéger les enfants de la malbouffe, trop riche en sucre. Pour l'experte en maladie chronique à l'OMS, Fiona Bull, il est important que les enfants passent moins de temps devant des écrans et en consacrent plus aux activités physiques.

"Ces données mettent en lumière, rappellent et appuient que le surpoids et l'obésité représentent une crise sanitaire mondiale, menaçant d'empirer dans les prochaines années si des actions drastiques ne sont pas entreprises", selon la chercheuse.

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