Honoraire des médecins : la Mutualité chrétienne veut plus de transparence pour les patients

18/04/14 à 09:45 - Mise à jour à 09:45

Source: Le Vif

La facture chez un médecin spécialiste non conventionné est en moyenne 27% plus élevée que celle d'un collègue conventionné, selon la Mutualité chrétienne (MC) qui plaide, à l'occasion de la Journée européenne des droits des patients, vendredi, pour une meilleure information financière des patients.

Honoraire des médecins : la Mutualité chrétienne veut plus de transparence pour les patients

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D'après une enquête de la MC qui a recensé le nombre de visites de ses affiliés chez les médecins spécialistes les plus consultés en 2012, il apparaît qu'un patient paye quelque 27% de plus chez un non-conventionné.

Ces suppléments varient de 16% chez un dermatologue à 43% chez un gynécologue. Entre ces deux extrêmes se situent les ophtalmologues (21%), les cardiologues (24%) et les orthopédistes (32%).

"Si on extrapole ces chiffres au nombre total de consultations effectuées chez ces cinq spécialistes par l'ensemble de la population, ce sont quelque 60 millions d'euros qui seraient payés en suppléments chez des non-conventionnés", explique la MC.

Les prestataires de soins conventionnés appliquent alors les tarifs officiels de la convention médico-mutualiste. D'autres sont non conventionnés ou partiellement conventionnés. Ces derniers appliquent les tarifs de la convention à certaines heures, certains jours ou à certains endroits (par exemple à l'hôpital).

La Mutualité chrétienne rappelle que les médecins sont normalement tenus de faire connaître leur statut de conventionnement par exemple, à l'aide d'une affiche dans leur salle d'attente. "Malheureusement, ils sont encore trop peu à le faire ou l'information fournie n'est pas assez claire pour le patient", déplore la Mutualité.

Enfin, la MC plaide pour qu'un texte de loi renforçant la transparence des factures médicales "soit rapidement soumis à la sanction royale et publié au Moniteur avant la fin de la législature pour entrer en vigueur comme prévu le premier janvier 2015".

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